Frédéric Dard, mon père, San-Antonio

Louis Forestier appartenait à la première génération des 'mobilards', celle qui avait participé à la naissance des différentes unités de la police judiciaire. Devant la montée de la criminalité, que la désorganisation des services empêchait d'enrayer, Clemenceau et Célestin Hennion, le directeur de la Sûreté générale, avaient institué en 1907 un ensemble de brigades mobiles capables de se lancer à la recherche des criminels de droit commun sur tout le territoire.
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vendredi 05 mars

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Beau livre - Noir

Frédéric Dard, mon père, San-Antonio

Historique MAJ lundi 21 juin 2010

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit



Prix: 29,9 €

Joséphine Dard
Préface de Guy Carlier
Paris : Michel Lafon, mai 2010
illustrations en couleur ; 32 x 27 cm
ISBN 978-2-7499-1238-7

Le cœur des vivants

Oui, c'est vrai. Encore un livre sur Frédéric Dard. Entre les articles, les études, les rééditions, difficile de passer à côté de cette année commémorative. Sauf que là, c'est certainement l'ouvrage que tout le monde attendait depuis dix ans. Depuis que le Dabe a eu la mauvaise idée de lâcher la rampe. Ce livre, c'est celui de sa plus jeune fille, Joséphine. Une fille avec laquelle l'écrivain a entretenu une relation si intense et si fusionnelle que ce livre vous explose à la gueule en une décharge d'amour si forte qu'elle en fait presque mal. On sort de sa lecture rincé, la boule à la gorge, les yeux humides, mais étrangement apaisé.
Cela dit, ces souvenirs s'adressent aussi bien aux inconditionnels de l'œuvre, qu'aux néophytes ou aux simples curieux. Et c'est là le deuxième tour de force de cet incontournable : faire découvrir l'homme à ceux qui pensaient tout connaître, comme à ceux qui ont ouvert le livre par hasard. Articulé autour de cinq chapitres (la famille, les amis, l'écriture, la scène, Joséphine et son père) l'essentiel de l'ouvrage est composé de documents d'une rareté inestimable : photos, lettres, originaux, composition française de Dard collégien, archives inédites... De témoignages, aussi, écrits pour l'occasion, par la famille et les amis : Robert Hossein, Antoine de Caunes, Jérôme Garcin, Frédéric Beigbeder, et d'autres. Et puis il y a les textes de Joséphine. Très simples, mais justes, poignants, nostalgiques. Elle y livre son cœur, ses souvenirs les plus intimes (pour la première fois, elle évoque l'enlèvement dont elle fut victime en 1983), y découvre son âme meurtrie sans aucune impudeur, sans aucun voyeurisme. Comment pourrait-on être obscène lorsqu'on s'adresse à son père pour lui dire qu'on l'aime ?
Le 6 juin 2000, Joséphine Dard était orpheline. Et avec elle, des milliers de lecteurs éplorés pour qui disparaissait bien plus qu'un romancier. Et les curieux de se demander comment un écrivain avait pu à ce point devenir un père spirituel, un mentor ou un frère. Dix ans plus tard, ce livre répond en partie à la question. Et tant pis pour la formule que l'auteur déteste, mais ce recueil aide à faire le deuil, tout en entretenant la flamme. Ni plus ni moins.
Merci, Joséphine Dard.

Citation

Nous éclatons en sanglots... Smoking, robe longue, champagne, mais surtout nos larmes parce que là, au milieu de cette fête, devant tout le monde, nous sommes en train de nous dire silencieusement au revoir...
Ce n'est pas l'an 2000 que nous avons fêté à Venise ce jour-là, la fin d'un siècle, d'un millénaire. La fin du monde. La fin de ton monde.

Rédacteur: Maxime Gillio samedi 19 juin 2010
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