Qui meurt à Noël ?

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Roman - Policier

Qui meurt à Noël ?

Huis-clos - Vengeance - Whodunit MAJ mardi 03 janvier 2023

Note accordée au livre: 2 sur 5

Poche
Inédit

Tout public

Prix: 7,9 €

Angélina Delcroix
Paris : Hugo poche, octobre 2022
314 p. ; 18 x 11 cm
ISBN 978-2-7556-6308-2
Coll. "Suspense", 534

Tourner les pages familiales

Alice a quitté sa famille oppressante pour ouvrir une librairie-salon de thé dans une petite ville. De plus, l'auteur de polar qu'elle a invité pour une séance de dédicaces n'est pas insensible à ses charmes. Seulement elle porte le poids de son omniprésente sœur Romy, dont les troubles de personnalité la rendent dépendante de son entourage. Mais Alice est également harcelée par Bruno, son ex qui ne supporte pas leur rupture. Puisque Alice ne peut quitter sa librairie, sa famille s'invite chez elle pour Noël. Or toute sorte de messages cryptiques à base de titres de livres commencent à inquiéter la libraire. Et pourquoi laisser un chat mort devant sa boutique ? Lorsque Bruno est retrouvé assassiné, il semblerait que les mauvais présages s'accumulent. Dans un huis-clos pesant, les secrets familiaux les plus lourds vont être dévoilés. À commencer par ce qui a provoqué les troubles de Romy la sœur maudite...

Avec un tel intitulé, on s'attendrait plutôt à un roman à énigme de saison (pardon : cosy mystery. Le roman à énigme, c'est vieux, poussiéreux ; en le rebaptisant cosy mystery, il revient à la mode), mais pas vraiment. Le tout commence comme un de ces innombrables films à base de réunion de famille ou les "passions se déchaînent" et "les secrets seront dévoilés". Bla bla bla, d'autant que l'action se passe principalement en dialogues. Les éléments se mettent en place, mais le meurtre annoncé suivi d'une enquête ne vient pas, la seule mort étant hors champ (si j'ose dire...). C'est uniquement dans le troisième acte que s'ouvre une succession de révélations impliquant des éléments qui n'ont nullement été présentés et une série de ces mêmes révélations parfois capillotractées et surtout assez confuses, comme si le syndrome de la date limite de remise du manuscrit avait frappé. Sans trop déflorer, si le mythe de la mère courage est une fois de plus écorné, ce qui est plutôt à contre-courant, on a encore affaire à une de ces histoires de vengeance dont on se demande pourquoi le ou les auteurs ont attendu vingt ans et des vaches pour l'exercer. Dommage, comme le précédent roman de l'auteure, L'Île des damnés, les éléments épars ne sont pas mauvais, mais l'exécution peine un peu. Le tout est comme ce gâteau qui trône sur la couverture : pas désagréable, peu nourrissant sans pour autant être bourratif, mais vite oublié...

Citation

Alice vient de crier. L'émotion en elle est trop forte. Un mélange écœurant de colère, de culpabilité, de peur et de tristesse. Elle n'en peut plus de se dire que si sa sœur s'automutile ou tante une énième fois de se suicider, elle en sera responsable.

Rédacteur: Thomas Bauduret mardi 03 janvier 2023
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