Vénus privée

Dans son cerveau, les neurones se tissaient pour composer des dentelles de filaments rouges, puis des buissons. D'infimes courants électriques transformaient en idées les signaux reçus par les rétines, les tympans, les récepteurs olfactifs et les capteurs de contact. Les idées se muaient en pensées, les pensées en souvenirs et les souvenirs étaient stockés dans les lobes temporaux du cortex. Ainsi se formait sa mémoire.
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vendredi 20 septembre

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Roman - Policier

Vénus privée

Politique - Social - Médical MAJ dimanche 31 octobre 2010

Note accordée au livre: 6 sur 5

Poche
Réédition

Tout public

Prix: 8,5 €

Giorgio Scerbanenco
Venere privata - 1966
Traduit de l'italien par Laurent Lombard
Paris : Rivages, octobre 2010
262 p. ; 17 x 11 cm
ISBN 978-2-7436-2144-5
Coll. "Noir", 794

Duca Lamberti, opus 1

Milan, années 1960, le docteur Duca Lamberti sort de trois années de prison qu'il a purgées pour avoir aidé une vieille dame à mourir en l'euthanasiant. À sa sortie, épaulé par le commissaire Luigi Carrua, un ancien ami de son père, il se retrouve chez Mr Auseri. Ce riche industriel, persuadé que son fils a un problème de boisson, cherche de l'aide mais ne veut en rien ébruiter "l'affaire" sur la place publique. Duca – qui a une sœur et sa fille à nourrir – accepte de rencontrer le fils. Rapidement, il constate que ce n'est pas le mal qu'il faut traiter, mais ses racines, et ceci va l'amener à devenir détective.
À relire Vénus privée aujourd'hui, dans la traduction de Laurent Lombard, on mesure à quel point les chefs d'œuvres sont intemporels. Le livre n'a pas pris une ride, est toujours aussi puissant, pose des questions qui sont toujours d'actualité, et permet de voir combien de livres mauvais on a pu lire entre ces deux lectures !...

Citation

Les maladies morales peuvent faire impression, même sur un médecin. Et ce garçon était un malade moral.

Rédacteur: Christophe Dupuis lundi 25 octobre 2010
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