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samedi 17 novembre

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DVD - Noir

La Toile d'araignée

Hard boiled MAJ lundi 07 mai 2012

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Réédition

Tout public

Prix: 0 €

Stuart Rosenberg
Scénario adapté de l'œuvre de Ross Macdonald
The Drowing Pool - 1975
Paris : Warner Bros., avril 2007
1 DVD VOST/VF Zone 2 ; couleur ; 19 x 14 cm
Coll. "Talents du cinéma"

Le retour de Harper

On ne présente plus Paul Newman (Exodus, Le Rideau déchiré, L'Arnaque...). Dans La Toile d'araignée, il tient le rôle de Lew Harper, un rôle qu'il a déjà endossé en 1966 dans Détective privé.

Harper dans les faits c'est Archer, le héros récurrent de Ross McDonald qui sévit à Los Angeles (d'ailleurs les deux films correspondent aux deux premières aventures, et celui-ci tire donc son intrigue de Noyade en eau douce). Pour les besoins du film, l'action se déroule à la Nouvelle-Orléans. Mais l'intrigue est plutôt fidèle. Elle s'arrange juste de quelques coupes qui donnent au film plus de rythme. Paul Newman tient un rôle à la fois subtil et athlétique. Le genre à vous le donner beau. Mais c'est bien normal quand on sait que la boîte de production qui finance est composée, entre autres, de Paul Newman, Steve McQueen et Dustin Hoffman afin de promouvoir leurs talents. Le talent justement est au rendez-vous dans un film très années 1970 : coupes de cheveux, fringues, voitures, néons, postures. Pour lui donner la réplique, Joanne Woodward. Paul Newman la connait bien, il l'a déjà faite tourner en 1968 dans Rachel. Elle incarne Iris Devereaux, une resplendissante femme qui a eu il y a six ans une aventure d'une semaine avec Harper avant de disparaître "Tu m'en as voulu quand je t'ai quitté à Los Angeles ? Je t'en aurais voulu de ne jamais t'avoir connue."). Seulement, elle avait gardé à l'esprit qu'elle pouvait le rappeler si elle avait des ennuis. Et les ennuis ont la forme d'une lettre anonyme tapée à l'aide d'une machine à écrire qui donne des pattes défectueuses à ses "e", et qui met surtout son couple déjà bancal sur la sellette, avec une adolescente limite nymphomane au milieu.

Harper va enquêter dans la riche propriété des Devereaux, déterrant des secrets, révélant le cadavre de la belle-mère de Iris Devereaux. Les soupçons se portent sur le chauffeur juste licencié, mais c'est une solution qui, si elle plait aux flics, ne plait par à Harper. À partir de ce moment-là, c'est une succession de rencontres - heureuses ou pas -, de coups échangés, de verres bus, de femmes frappées, de douche froide, le tout sur une musique très jazzy de Michael Small. La fin laisse une pelletée de cadavres vivants et morts sur sa route, avec une once de morale. Un film qui se regarde malgré de jolies rides. Et qui s'orne pour l'occasion d'un documentaire en anglais sous-titré anglais dans lequel on peut voir et entendre Ross McDonald parler de ce fameux Harper.

La Toile d'araignée (104 min.) : réalisé par Stuart Rosenberg avec Paul Newman, Joanne Woodward, Tony Franciosa, Linda Haynes...
Bonus. Documentaire : le retour du détective Harper. Bande-annonce originale.

Citation

Arrêtez votre numéro de privé de la côte Ouest. Notre accent est différent, mais on n'est pas plus bêtes qu'ailleurs.

Rédacteur: Julien Védrenne jeudi 03 mai 2012
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