Un employé modèle

Pourquoi marquer d'une pierre noire le jour où l'on commence à t'oublier ? Ah ! qu'il soit le plus-comme-les-autres possible, celui de ma glissade. Je ne le souhaite pas solstice de juin bien que je sois cancer, mais solstice de décembre ; le plus court possible, comprends-tu ? Que vite une première nuit passe sur mon absence pour en faire vraiment une définitive absence.
San-Antonio - Si, signore !
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

1994
Il est très symbolique que le troisième roman d'Adlène Meddi s'ouvre et se clôture par une scène ...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

mardi 13 novembre

Contenu

Roman - Thriller

Un employé modèle

Tueur en série MAJ jeudi 23 septembre 2010

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 22 €

Paul Cleave
The Cleaner - 2006
Traduit de l'anglais (Nouvelle-Zélande) par Benjamin Legrand
Paris : Sonatine, août 2010
424 p. ; illustrations en noir & blanc ; 22 x 14 cm
ISBN 978-2-35584-033-3

Un tueur en série un peu trop parfait

Le roman commence comme un mauvais roman à l'eau de rose. Christchurch. Nouvelle-Zélande. Joe Middleton rentre chez lui. Il entend sa femme prendre une douche à l'étage. Lui, ouvre son frigo. Prend une bière. Se décide à monter et à s'étendre sur le lit conjugal, attendant que son épouse sorte de la salle de bains. Et puis tout bascule. Enfin, surtout pour la femme de Joe Middleton. D'autant plus que ce n'est pas tant sa femme que sa nouvelle victime. Joe Midleton est un tueur en série.
Un tueur en série sympathique, qui travaille dans un commissariat, ça doit forcément vous rappeler un certain Dexter. Mais celui-là n'est qu'un modeste employé modèle. Joe Middleton est un simple homme de ménage, que tout le monde juge simplet. D'ailleurs, il ne fait rien pour contredire le monde, Joe Middleton. Il se trimballe avec sa mallette dans laquelle il glisse couteaux et documents sur l'enquête récupéré sur son lieu de travail où il use de la photocopieuse et dépose des micros dans les salles de réunion.
Sa vie se partage entre son appartement miteux, avec Cornichon et Jéovah, ses deux poissons rouges, et celui de sa mère, qui le croit gay, qui joue aux puzzles et qui adore lui faire du poulet. L'histoire se corse quand un meurtre est rattaché au Boucher de Christchurch - lui, quoi ! -, alors qu'il est bien placé pour savoir que ce crime n'est pas de son fait. Ses recherchent très vite se portent sur des membres de l'équipe de police. C'est alors que deux femmes viennent bouleverser sa vie. Sally, tout d'abord, qui a perdu son frère, qui traine une culpabilité énorme et qui s'est prise un peu trop de sympathie pour lui. Melissa enfin, une psychopathe amatrice de tout ce qui est ou fait flic, et qui aura vite fait de lui arracher un testicule. Joe Middleton va alors commencer à délirer et à dérailler grave. Le tout dépeint dans une écriture à l'ironie mordante et caustique à la mode depuis donc Jeff Lindsay et son personnage de Dexter, mais aussi Josh Bazell et son fameux Docteur à tuer. Humour et férocité donnent donc causticité. L'on se prend à rêver d'une suite.


On en parle : Carnet de la Noir'Rôde n°44

Récompenses :
Prix "Saint-Maur en poche" catégorie polar 2012

Citation

[Ma mère] n'a jamais abusé de moi, ne m'a jamais négligé - même si cela aurait été plus facile de grandir si elle l'avait fait. Les abus m'auraient donné une raison de la haïr. La négligence une raison de l'aimer.

Rédacteur: Julien Védrenne lundi 30 août 2010
partager : Publier dans Facebook ! | Publier dans
MySpace ! |

Pied de page