L'Ultime défi de Sherlock Holmes

Dans son monde de soldat de métier, tout individu qui refuse une promotion ne peut être que suspect. Il est en contradiction avec l'esprit qui anime les vétérans de l'Empire : monter en grade et en honneurs, depuis le rang de simple soldat jusqu'à ce que l'on soit en mesure... de piller les terres, les villages et les villes placés sous son commandement et d'envoyer le butin chez soi, en France.
Arturo Pérez-Reverte - Cadix, ou la diagonale du fou
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

Dégradation
Le titre français de ce roman de Benjamin Myers évoque l'idée d'un univers qui va vers sa dispari...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

mercredi 26 septembre

Contenu

Bande dessinée - Policier

L'Ultime défi de Sherlock Holmes

Victorien MAJ jeudi 15 avril 2010

Note accordée au livre: 5 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 18 €

Olivier Cotte (scénario), Jules Stromboni (dessin)
Scénario adapté de l'œuvre de Michael Dibdin
Paris : Casterman, avril 2010
128 p. ; illustrations en couleur ; 27 x 19 cm
ISBN 978-2-203-02226-3
Coll. "Rivages/Casterman/noir"

Au cœur du cerveau de Sherlock Holmes

Jules Stromboni réalise une véritable prouesse artistique en adaptant graphiquement le plus célèbre roman de Michael Dibdin. Jack l'Éventreur a défrayé la chronique et fait la Une de tous les journaux londoniens. Aussi a-t-il abordé ce roman en en faisant un roman-feuilleton au sein d'une feuille de l'époque. Le grain est présent, les images d'Épinal aussi. Certains dessins sont comme de vieilles cartes postales. Les textes d'Olivier Cotte se fondent dans le décor, épousant les formes de certaines cases, ou faisant même partie de l'image. De larges flèches des fois accentuent l'idée que l'image est fixée, et l'on se balade de l'une à l'autre non pas dans la continuité mais avec l'impression que tout est saccadé et que nous suivons un jeu de piste.
Des flashes dans la nuit noire et humide londonienne. Nous sommes à Londres en 1888. La police a fait appel au célèbre détective pour débusquer Jack l'Éventreur. Le sujet a déjà été traité de nombreuses fois, mais Michael Dibdin en laissant planer le doute sur la santé mentale de Holmes l'aborde avec maestria. L'on suit Holmes et son assistant Watson, qui est à la veille de son mariage. L'ombre de Jack l'Éventreur plane. Certaines silhouettes rappellent étrangement Fantômas affermissant son emprise sur Paris. Mais là, il est question d'un duel Holmes-Jack l'Éventreur. Ou Holmes-Moriarty. À moins que le duel ne mette simplement aux prises Holmes et Holmes. Watson plonge également peu à peu dans la folie. Il a des hallucinations. Il aperçoit son ami commettre un meurtre. Holmes est-il Jack l'Éventreur ? Holmes, lui, ne dort plus. Aux aguets. Sans cesse observé, sur la défensive. Watson se shoote à la cocaïne pour mieux résister et surveiller Holmes. Les soupçons l'étreignent. À la fin de l'album, bien des années plus tard, il livrera ses doutes à Conan Doyle et dévoilera ce qui s'est réellement passé aux chutes du Reichenbach. La dernière partie graphique est tout simplement hypnotique et l'on referme cet album halluciné.


On en parle : Carnet de la Noir'Rôde n°40 |Black Mamba n°18 |La Tête en noir n°145

Citation

Je commence à avoir une idée assez claire de la nature de ce meurtrier. Derrière ces crimes, il y a une intelligence qui connait la police autant que l'opinion publique.

Rédacteur: Julien Védrenne dimanche 04 avril 2010
partager : Publier dans Facebook ! | Publier dans
MySpace ! |

Pied de page