Le Chat qui ne pouvait pas tourner

Elle lui flanqua un violent coup de pied à l'entrejambe, lui remonta la pomme d'Adam d'un coup de coude, et lui arracha sa pompe à insuline, en hurlant qu'elle allait se le payer ce fumier, qu'il était vraiment dommage qu'il ait tué le seul médecin qui aurait pu avoir pitié de lui.
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Contenu

Roman - Policier

Le Chat qui ne pouvait pas tourner

Psychologique - Tueur en série - Urbain MAJ lundi 20 juin 2022

Note accordée au livre: 2 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 14 €

Anne Dhoquois
Paris : Les Arènes, mars 2022
318 p. ; 21 x 13 cm
ISBN 979-10-375-0585-9
Coll. "Equinox"

Too drunk to flic

David Sterling est un policier aux amours erratiques qui a tendance a bien picoler. Grâce à son travail, il a réussi à arrêter un assassin que l'on recherchait depuis longtemps, et que son vieil ami, un autre policier parti depuis à la retraite, soupçonnait mais n'arrivait pas à coincer. Placé sur une nouvelle enquête, il doit revenir sur des événements qui se sont déroulé en marge d'une manifestation festive : une blonde a été poignardée à quatre reprises et son corps a été retrouvé dans la Seine. Si David Sterling est chargé de l'enquête, il faut déjà trouver qui peut être cette victime. Alors que son groupe fouille et s'agite, que le policier se réveille avec une grosse biture sans trop savoir ce qu'il a fait, qu'il croise une belle femme mais gâche ses chances en s'énervant sous le coup des alcools divers qu'il a ingurgités, le meurtrier commet un deuxième crime. Soutenu par son vieil ami retraité, le policier continue à fouiller, à chercher des liens entre les victimes. Il se pose bien des questions d'autant que la deuxième victime était une journaliste qui enquêtait sur des malversations financières. Et si le coupable était l'industriel derrière les magouilles ? Mais l'homme a de puissantes relations. Ou alors le coupable serait-il ce pervers qui se frotte aux femmes dans le métro ? Lorsque débarque le corps d'une troisième femme, le policier est de plus en plus angoissé : les endroits où ont été retrouvés les corps sont systématiquement dans le périmètre de travail de sa brigade, lui-même a des absences dues à l'alcool au moment des meurtres et les victimes se ressemblent étrangement (et ressemblent à sa propre mère avec laquelle les relations sont pour le moins ambigües). Et si c'était lui l'assassin, dans des états seconds ?

Heureusement que le final proposé par Anne Dhoquois permettra de remettre les pendules à l'heure et de proposer une solution à la fois aux crimes et au rapport que le policier entretient avec ceux-ci, mais avant il y a une longue description, de trois cents pages environ, où nous collons aux basques du policier (avec quelques écarts en narrateur "Je" qui reflètent les pensées et les actions du tueur), ses démêlés avec les femmes et l'alcool, ses passages au bureau et son enquête qui n'avance pas. L'intrigue stagne quelque peu, et le lecteur a bien du mal à s'intéresser réellement à ce personnage un peu fantomatique au sein d'une histoire qui, contrairement au chat du titre, tourne en rond.

Citation

Le lendemain matin, Sterling n'avait qu'un souvenir nébuleux de la fin de la soirée. Il avait juste constaté qu'il était seul dans son lit et, vu sa gueule dans la glace, s'en était félicité.

Rédacteur: Laurent Greusard lundi 20 juin 2022
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