Mortelles primaires

Le système pyramidal de redistribution des encaissements divers liés à la fonction de policier est tel que j'en profite largement, c'est vrai, cependant je n'en participe en rien, sauf peut-être en fermant les yeux sur la provenance de ces sommes d'argent.
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jeudi 16 août

Contenu

Nouvelle - Policier

Mortelles primaires

Politique - Assassinat MAJ jeudi 01 mars 2018

Note accordée au livre: 2 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 20 €

Collectif
Gilles Del Pappas (nouvelle)
Valérie de Saint-Do (nouvelle)
Philippe Masselot (nouvelle)
Jacques Mondoloni (nouvelle)
Didier Daeninckx (nouvelle)
Marie-Pierre Vieu (nouvelle)
Diego Arrabal (nouvelle)
Dominique Delahaye (nouvelle)
Gérard Streiff (nouvelle)
Arnaud Viviant (nouvelle)
Laurence Biberfeld (nouvelle)
Pierre Domenges (nouvelle)
Chantal Montellier (nouvelle)
Jeanne Desaubry (nouvelle)
Max Obione (nouvelle)
Patrick Fort (nouvelle)
Antoine Blocier (nouvelle)
Maurice Gouiran (nouvelle)
Eva Almassy (nouvelle)
Philippe Paternolli (nouvelle)
Gildas Girodeau (nouvelle)
Paris : Arcane 17, décembre 2016
282 p. ; 21 x 14 cm
ISBN 978-2-918721-56-7
Coll. "Polar rouge"

Au premier tour comme au second, on ÉLIMINE !

Ce recueil de nouvelles est une aimable pochade. Les dernières élections ont montré que sans doute la gauche tels que nos parents l'avaient connue était en train de disparaître. Ce constat fait, certains auteurs des littératures policières ont décidé de la jouer polar en imaginant un mystérieux collectif intitulé 49.3 chargé de liquider l'ensemble des candidats à la primaire afin de faire réellement disparaître la gauche. L'ensemble des auteurs concernés ci-dessous avaient chacun en charge l'un des candidats potentiels (même si la présence de Jean-Pierre Chevènement est étrange), et le choix du meurtre possible. Si certains textes s'en sortent avec les honneurs (comme celui de Jeanne Desaubry), l'ensemble reste cependant du ressort du texte militant, et souvent de la farce potache, à l'image de celui autour d'Emmanuel Macron, où nous assistons à une soirée dansante avec masques dans un appartement qui tient lieu de meeting électoral ou bien encore la tentative contre Daniel Cohn-Bendit en pleine apothéose mystique et ronchonne dans une bergerie où se sont réunis des Soixante-huitards peu repentis. Quelques auteurs ont du mal pour abattre leur cible, peut-être par sympathie avec leur victime, d'autres se contentent de la ridiculiser, les derniers abattent froidement leur proie sans trop se soucier d'humanité. Didier Daeninckx fait du Daeninckx en ressortant ses fiches pour planter des banderilles sur Jean-Luc Mélenchon, donnant l'impression de livrer une parodie du (mauvais) texte que publia Patrick Besson il y a bien longtemps, Didier Dénonce. De temps en temps, un éclair de parti-pris confinant à l'humour, une sorte de vengeance rétroactive pour les électeurs de gauche qui auraient cru en l'un ou l'autre de ces candidats et auraient eu le temps d'en être déçu, permettent un sourire au lecteur, mais le recueil en lui-même montre toutes les limites de la bonne idée qui tourne au mauvais mélodrame. Dommage.

NdR - Le recueil comporte les nouvelles : "French Touch", d'Eva Almassy, "Storm clouds/Nuées d'orage", de Diego Arrabal, "Va vers la lumière, Jean-Pierre", de Laurence Biberfeld, "Moi, président", d'Antoine Blocier, "Jean-Luc et le fantôme de Louise", de Didier Daeninckx, "1800,60,32", de Dominique Delahaye, "Putain de valise", de Jeanne Desaubry, "Retour en farce", de Pierre Dharréville, "Le Sang des estives", de Pierre Domenges, "Au bal masqué, de Patrick Fort, "Business is business", de Gildas Girodeau, "Un stylo pour Lolo", de Maurice Gouiran, "Treize reste Taubira", de Gilles Del Pappas, "Zapping !", de Philippe Masselot, "Politique, mon amour", de Jacques Mondoloni, "Jeannette", de Chantal Montellier, "Chabichou Payet", de Max Obione, "No, no, no...", de Philippe Paternolli, "Par Saint-Georges !", de Valérie de Saint-Do, "Radicale thérapie", de Marie-Pierre Vieu, "Révolution 9", d'Arnaud Viviant & "Résidence", de Gérard Streiff.

Citation

En France, on n'a ni pétrole, ni plus guère d'idées, mais on a des candidats. Il faut en éliminer. J'aime la netteté.

Rédacteur: Laurent Greusard jeudi 01 mars 2018
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