La Ligue des voleurs

Vous savez j'ai passé dix ans à suer sang et eau sur ce cas particulier avant d'abandonner. Bien que j'aie toujours détesté m'avouer vaincu, il était plus raisonnable de m'arrêter. Surtout si près de la retraite.
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Bande dessinée - Policier

La Ligue des voleurs

Braquage/Cambriolage - Arnaque MAJ vendredi 20 mai 2016

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

À partir de 11 ans

Prix: 12 €

Maïa Mazaurette (scénario), Dagda (dessin)
Bruxelles : Jungle, mars 2016
48 p. ; illustrations en couleur ; 31 x 23 cm
ISBN 978-2-8222-1244-1

La petite voleuse

Depuis "Harry Potter", les écoles énigmatiques ont le vent en poupe. Pour Clémence, onze ans, il s'agit ni plus ni moins de La Ligue des voleurs, une école dans laquelle on enseigne le tir, le maniement des munitions, l'infiltration, la cryptologie, le camouflage et bien d'autres matières dignes de la Cour des Miracles. Mais attention, il y a des règles car on ne vole qu'aux riches, avec classe et surtout sans violence. Donc, le tir c'est avant tout pour ne pas tuer. De beaux sentiments hérités des aventures de Robin des Bois et prolongés par Arsène Lupin, mais qui ne sont pas sans certaines conséquences. Clémence a un secret. Si elle s'échappe chaque soir par la fenêtre de sa chambre, ce n'est pas pour rejoindre un amoureux, non, c'est pour aller à la bibliothèque étudier la biologie. Dans un monde inversé imaginé astucieusement par Maïa Mazaurette, ce qui nous est interdit nous fascine. Et pour Clémence, c'est le monde ordinaire des humains qui est prohibé donc source de curiosité. Eh voilà que lors de l'une de ses excursions (diurne cette fois) à la bibliothèque, elle croise la route d'Éléonore, une jeune fille de son âge mais assurément pas de son milieu. Non parce que ses parents sont riches, mais parce qu'ils ne sont pas issus d'une lignée de voleurs (quoique derrière chaque richesse se cachent souvent des meurtres...). Mais cette rencontre va avant tout être bouleversante pour Clémence. Voilà pour la trame principale de cette première bande dessinée originale qui inaugure une série. Le ton est léger mais le propos est sérieux. Le dessin de Dagda, lui, est ludique avec ce petit plus qui caractérise les bons illustrateurs. Les silhouettes élancées se fondent dans le paysage et sur leurs proies avec avidité et abnégation - examens de fin d'année obligent. Pour Clémence, onze ans c'est l'âge des interrogations personnelles. Pourquoi sa mère lui ment-elle sur ce qu'elle fait ? Pourquoi ne peut-elle pas frayer avec des amis de son âge ? Surtout : pourquoi ne peut-elle pas sortir du chemin balisé qu'on la force à prendre ? Voler, c'est l'aventure si et seulement si on a le choix, après tout. Vous l'aurez compris : La Ligue des Voleurs est une agréable bande dessinée initiatique dans un monde inversé. Une bande dessinée que l'on prend plaisir à parcourir... On attend avec curiosité la suite des aventures de Clémence !

Citation

Félicitations, Clémence ! Trahir toute ta classe en épreuve individuelle, c'est absolument magnifique !

Rédacteur: Julien Védrenne vendredi 20 mai 2016
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