Une cruelle absence

Les Plaintes : le terme était déjà périmé, même si Fox et son équipe ne pouvaient s'empêcher de l'utiliser, en tout cas entre eux. Jusqu'à tout récemment, le nom officiel de leur service était Affaires et Plaintes internes. Désormais, ils appartenaient à la Section des normes et de l'éthique. Dans un an, ils auraient droit à un autre intitulé : Normes et Valeurs avait été avancé, au grand déplaisir de tout le monde. Ils restaient les Plaintes, les flics qui enquêtaient sur d'autres flics.
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dimanche 22 juillet

Contenu

Roman - Thriller

Une cruelle absence

Psychologique - Complot MAJ mardi 22 mars 2016

Note accordée au livre: 2 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 20,5 €

Jenny Blackhurst
How I Lost You - 2014
Traduit de l'anglais par Hélène Colombeau
Paris : Belfond, novembre 2015
364 p. ; 23 x 14 cm
ISBN 978-2-7144-5825-4
Coll. "Noir"

Une curieuse sensation de manque

Il n'y a pas à dire, parfois la vie n'est pas drôle. Susan Webster pensait le contraire : un mari aimant, des amis fidèles, une maison ravissante aux abords d'Oxford et un petit bébé charmant magré son prénom - Dylan. Mais une nuit, tout s'écroule. Elle se réveille en pleine déprime post-partum et son bébé a été étouffé. Elle est la seule coupable possible, et après un jugement plutôt rapide, elle se retrouve incarcérée durant trois années dans une prison spéciale où elle se lie d'amitié avec Cassie. À sa sortie de prison, elle change d'identité et entame sa reconstruction avec l'aide de Cassie avec qui elle partage un logement dans une contrée anglaise reculée. Un matin, pourtant, une photo d'un bébé accompagné d'un curieux message ("Dylan, janvier 2010") l'attend sur son paillasson. Avec l'aide de Nick Whitley, un jeune journaiste, elle cherche à en savoir plus, mais les événements semblent se déchaîner contre elle...
Même si la résolution est logique et permet de dénouer tous les fils de l'histoire, elle reste peu convaincante car elle s'appuie sur beaucoup d'éléments un peu forcés (la mère de famille qui ne se rappelle pas de certaines choses, une masse de complices dont aucun n'a de remords, sans compter que l'héroine change de nom mais que tout le monde a l'air de connaître sa vraie identité). Toutefois, jusqu'à ce final, que Jenny Blackhurst prépare par une suite de chapitres intercalés, le roman monte en suspense. Plus Susan Webster cherche à comprendre ce qui se passe, plus les événements mystérieux se multiplient. Elle se raccroche à des branches que sont un journaliste et une amie, mais ceux-ci sont-ils vraiment fiables ? Elle rencontre son ex-mari mais ce dernier a l'air de savoir des choses dont il ne veut pas parler. Lorsque son appartement est fouillé et à moitié détruit, la police semble penser qu'elle vient de faire une nouvelle crise comme celle qui a provoqué la mort de son fils.
Une cruelle absence restitue aussi l'univers très codé des hautes familles anglaises, riches ou nobles, qui se retrouvent dans les grandes universités d'Oxford et de Cambridge, et qui se croient au-dessus des lois. Un univers qui, bien évidemment, est un lieu de fantasmes pour ceux qui n'y sont pas et endroit de perdition et/ou de perversité. Le récit tient donc par cette montée de l'intrigue, claire et limpide, servi par un style classique où l'essentiel, plus que la psychologie intense des personnages, se concentre sur la suite d'avancées dans l'enquête, sur la tentative de Susan Webster de comprendre son passé et son présent. C'est somme toute plutôt classique et sans grande originalité, même pour un premier roman.

Citation

Nous nous sommes connues parce que nous des criminelles. Des tueuses. Contrairement à moi, néanmoins, Cassie se souvient parfaitement de son crime.

Rédacteur: Laurent Greusard mardi 22 mars 2016
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