Agatha : la vraie vie d'Agatha Christie

Plus j'avance, plus j'ai le bide qui se contracte, je serre les miches, tu ne peux même pas imaginer. Fourre-moi une olive dans la raie du cul, je te fais un litre d'huile vierge, première pression à froid. T'entraves pourquoi je ne vais pas bien ? Non ? Ben oui, plus j'avance, plus je me rends compte que c'est chez la môme Martine qu'ils sont tous...
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Bande dessinée - Policier

Agatha : la vraie vie d'Agatha Christie

Énigme - Enquête littéraire MAJ lundi 22 septembre 2014

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 17,9 €

Guillaume Lebeau & Anne Martinetti (scénario), Alexandre Franc (dessin)
Agatha Christie (sujet d'ouvrage)
Paris : Marabout, août 2014
124 p. ; illustrations en couleur ; 25 x 19 cm
ISBN 978-2-501-08161-0
Coll. "Marabulles"

Énigme dédoublée

Tout ou presque a déjà été dit, écrit et réalisé sur Agatha Christie, la fameuse Reine du crime, mère d'Hercule Poirot et de miss Marple. Son œuvre a été adaptée au théâtre, au cinéma, à la radio, en bandes dessinées. Et c'est justement sous l'aspect d'une bande dessinée qu'Agatha Christie nous revient. Non pas comme une héroïne de fiction, mais comme l'héroïne ordinaire d'une enquête littéraire graphique. L'heure des biopics a donc sonné à Big Ben, et les sonneurs ont pour nom Guillaume Lebeau, Anne Martinetti et Alexandre Franc. Les deux premiers nommés sont des forçats du polar. Anne Martinetti s'est faite une spécialité culinaire des romans des uns et des autres, et de la bibliographie de la romancière anglaise. Guillaume Lebeau, quant à lui, est un touche à tout qui souffle le froid et le froid, et qui voue une passion sans frontières aux polars nordiques et scandinaves. Dessinateur émérite, Alexandre Franc propose une ligne claire aux formes arrondies pour des aplats de couleurs vives et tranchantes qui offrent autant de vignettes pour une bande dessinée naïve qui pourrait plaire à des enfants.
Avouons-le tout de suite, quiconque connait un peu la vie de la Reine du crime n'apprendra rien. Il est question de sa petite enfance, de sa pratique de l'écriture qui nait alors qu'elle est alitée, de son premier mariage, de sa disparition, de son succès littéraire sans précédent, de son remariage avec un archéologue, de ses voyages, de son anoblissement... Mais les auteurs de cette très bonne bande dessinée ont décidé de déstructurer le fil narratif et surtout d'y entremêler ses personnages. Hercule Poirot, surtout, Miss Marple, beaucoup, Tommy et Tupence, un peu. En quelques cent vingt pages, Agatha Christie vieillit au côté de héros qui eux ne vieillissent pas et prennent un malin plaisir à jouer avec elle, avec ses souvenirs. Les premières pages sonnent d'ailleurs comme une imposture puisque Hercule Poirot lui-même accuse sa génitrice d'avoir fomenté sa disparition à elle, clé en main, et de jouer la perte de mémoire. C'est ce même Hercule Poirot qui au crépuscule de la vie d'Agatha Christie criera au crime ultime quand il mourra avant de voir mourir la romancière. Mais cette bande dessinée hommage est aussi pleine d'indices littéraires en même temps qu'elle propose un survol des auteurs incontournables du genre. Il y a quelques "gossips", un peu de retenu, beaucoup d'admiration et aucune révélation. Elle met surtout en avant l'éternel problème du temps qui passe. Les regrets d'Agatha Christie d'avoir fait naitre un détective non pas belge mais trop vieux pour vivre de multiples aventures chronologiques. Elle met en relief les différences d'âge : Poirot à ses débuts, et Poirot et sa dernière enquête ; Agatha Christie et son second mari. Mais également les dédoublements de personnalités qui sont comme une mise en abime par l'intervention des personnages nés de son imagination. L'étude est clinique. Elle est sobre. C'est tout ce que l'on demande.

Citation

Ironie du destin, je vais survivre au grand Hercule Poirot ! Ce parfait égoïste qui se croyait immortel et pensait pouvoir se jouer de sa créatrice !

Rédacteur: Julien Védrenne samedi 20 septembre 2014
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