Rose sang

Ses lèvres se retroussent de dégoût, mais il se force à bouffer le sang de Susan, le sang de Jeff, le sang de ce monde pourri et le sang lui envahit la bouche, inonde sa langue et son palais et relue au coin de ses lèvres, pour couler rouge sur son menton.
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dimanche 18 novembre

Contenu

Roman - Thriller

Rose sang

Gang - Urbain - Complot MAJ lundi 12 mai 2014

Note accordée au livre: 2 sur 5

Poche
Inédit

Tout public

Prix: 7,65 €

Annabelle Demais
Paris : Archipoche, février 2014
210 p. ; 18 x 11 cm
ISBN 978-2-35287-581-9
Coll. "Archipoche", 290

Tentatives, tentations et tentacules

Dans la série du "Poulpe", on trouve des voyous, des grands notables qui partouzent, des journalistes qui meurent lorsqu'ils essaient de faire leur boulot et le Poulpe qui, avec sa gouaille, vient nettoyer la ville. Dans Rose sang, il y a aussi des journalistes, des policiers plus ou moins véreux, des partouzes filmées avec jeunes femmes plus ou moins consentantes et quelques morts pour agrémenter le tableau, mais il manque le Poulpe. À la place, on a Annabelle, une jeune journaliste-écrivain, double de l'auteur.
Dans une succession de tableaux, l'on suit une enquête un peu étrange : envoyée pour des échauffourées dans un quartier chaud marseillais, la journaliste "couvre" sa photographe qui filait le parfait amour en négociant des photos avec un concurrent. Mais sans le faire exprès, elle a récupéré une photo qui montre un tueur (surtout qu'après avoir flingué sa victime, le tueur a abattu un policier qui s'interposait, ce qui provoque la colère des flics locaux). Comme elle en parle à la police, on farfouille dans les dossiers du concurrent pour s'apercevoir qu'il participe à des parties fines avec, justement, la photographe manquante. Or, cette dernière vient de se suicider... La narratrice essaie donc de remonter la piste, de comprendre les raisons du geste de son amie, geste dont elle se sent un peu responsable - elle a d'ailleurs raison de le penser...
Le lecteur sent que Annabelle Demais a quelques scènes claires en tête, rendues par un style limpide et simple, qu'elle n'hésite pas à forcer sur les noirceurs de certains : le concurrent se fait par exemple payer les doubles de photos de bien curieuse façon au plein milieu d'un scoop. Sans aucun doute impliquée dans le quotidien marseillais, l'auteur décrit quelques petits scandales de la vie locale, s'appesantit sur les émois et les tourments émotionnels de son héroïne, ne rendant pas pleinement l'urgence des situations ou le suspense, sans oublier l'insertion de pages d'un texte qui se veut érotique co-écrit par la suicidée et son amant mais qui sert plus à allonger une intrigue légère qu'à donner du tonus. Dommage...

Citation

Il ne s'agit pas d'un film, ni d'un jeu vidéo. Les types tirent à balles réelles.

Rédacteur: Laurent Greusard mercredi 30 avril 2014
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