Le Gaucho

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vendredi 20 juillet

Contenu

DVD - Western

Le Gaucho

Ethnologique - Braquage/Cambriolage MAJ mercredi 15 mai 2013

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Réédition

Tout public

Prix: 16,99 €

Jacques Tourneur
Way of the Gaucho - 1952
Bertrand Tavernier (présentation)
Patrick Brion (présentation)
Paris : Sidonis, mars 2013
1 DVD VOST-VF Zone 2 ; couleur ; 19 x 14 cm
Coll. "Western de légende"

Fier & ombrageux

Rory Calhoun, c'est le Gaucho, cet être fier et ombrageux qui en 1875 parcourt la pampa à cheval, qui se dresse droit comme un "i" sur sa selle pour observer l'horizon, qui se retrouve pour festoyer, et qui joue de son couteau dès que l'on ne respecte plus son maître. Seulement, le maître est mort, et le fils du maitre, qui a donc pris la place du maître, est un citadin qui ne connait rien aux traditions, et qui a une autre notion de la gestion de ses affaires. Alors Rory Calhoun tue un homme en état de légitime défense pour une question d'honneur. Au lieu de faire de la prison, il se retrouve dans l'armée, mais refuse la subordination alors, quand après de multiples actes de protestation plus ou moins sévèrement punis il se retrouve à affronter avec sa compagnie de vrais durs en uniforme des Indiens (car même en Argentine l'ennemi des Tuniques bleues c'est l'Indien), il décide de déserter et de retourner à son état de gaucho sauvageon. Seulement voilà, nous sommes dans un film de Jacques Tourneur qui a débuté sur une tonalité de documentaire genre : "observons un gaucho, voyons ses réflexes, comment il se nourrit et encore plus comment il parade". Alors, le réalisateur soigne ses cadres et met un point d'honneur à filmer des paysages avec beaucoup d'à-propos tout en prenant grand soin de la lumière car le film a bien été réalisé en Argentine.
Le gaucho, qui est juste à ce moment-là un rebelle et pas encore un hors-la-loi trouve sur son Chemin Gene Tierney. Aveugle de la chance qui s'est présentée à lui, il la snobe, la néglige, la traite comme un fardeau, mais accepte de la raccompagner chez elle. Sur le chemin, cet homme fier qui ne conçoit la femme qu'en ce qui concerne des questions de cuisine, couture et reproduction tombe cependant amoureux (on ne pourrait lui reprocher). Seulement, maintenant, il n'est plus qu'une légende dans la pampa, l'ennemi public numéro un acculé par son ancien capitaine de cavalerie (le génial Richard Boone) à qui il a rendu un bras inerte. Alors, la seule question qui se pose au bout de cette première heure de film est : est-ce que le couple vit une passion dramatique ou rédemptrice ? Pour cela, il faudrait alors que pour les beaux yeux de Gene Tierney, Rory Calhoun remise sa morgue et ses armes au fourreau. Rien n'est moins sûr dans ce film enlevé, qui détonne car western sans en être un, il véhicule tout un lot d'idées sociétales et comportementales. Rien de bien nouveau chez Jacques Tourneur, mais comme toujours, le talent est là !

Le Gaucho (88 min.) : réalisé par Jacques Tourneur sur un scénario de Philip Dunne. Avec : Rory Calhoun, Gene Tierney, Richard Boone, Hugh Marlowe, Everett Sloane...
Bonus. Présentation de Patric Brion. Présentation de Bertrand Tavernier.

Citation

Un gaucho qui rechigne à festoyer est bon à enterrer.

Rédacteur: Julien Védrenne mardi 14 mai 2013
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