Le Tueur, 11. La Suite dans les idées

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Bande dessinée - Thriller

Le Tueur, 11. La Suite dans les idées

Politique - Assassinat - Complot MAJ jeudi 21 février 2013

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 10,95 €

Matz (scénario), Luc Jacamon (dessin)
Paris : Casterman, janvier 2013
56 p. ; illustrations en couleur ; 31 x 23 cm
ISBN 978-2-203-05296-3

Tueur sans répit

La Suite dans les idées est déjà le onzième volet de la série "Le Tueur" scénarisée par Matz et illustrée par Luc Jacamon. D'album en album, le personnage filiforme de Tueur prend de l'ampleur et une certaine épaisseur psychologique, qui en font un réel intérêt pour le lecteur. Ce n'est pas tous les jours qu'un tueur cite Carlos Fuentes et Alexandre Dumas, et lit un roman de Vargas Llosa pour en retirer une philosophie. Bien sûr, au fil de ses aventures, Tueur s'est forgé un background, mais il n'est pas pour autant nécessaire d'avoir lu tous les épisodes précédents pour se plonger dans La Suite dans les idées (même si c'est préférable) et se prendre au jeu d'une intrigue classique qui surprend par les à-côtés aux aspérités marquées et par un trait qui allie bande dessinée d'action et art graphique à l'instar des trois belles premières planches de l'album.

L'un des amis de Tueur, et aussi son principal commanditaire, le Colombien Mariano, est devenu ministre et s'est mis en tête d'éliminer les rivaux qui pourraient l'empêcher d'accéder à un plus haut poste. Le tout sans qu'évidemment les soupçons puissent se porter à un moment ou à un autre sur lui. Si Tueur accepte, c'est un peu la mort dans l'âme ou au nom de cette bonne vieille amitié, parce que les signaux qu'il reçoit sont tous plus ou moins au rouge. D'ailleurs, le premier contrat effectué, tout ne se passera pas comme prévu, et un deuxième puis un troisième contrats se profilent avec tout autant de signaux.

Dans un monde empirique, tout serait somme toute plutôt simple, mais dans un monde régit par des machinations politiques, il y a toujours des Américains quelque part pour pointer le bout de leur nez. Et dans un monde colombien, il y a toujours un nez qui n'est pas insensible à la drogue. C'est pourquoi, un plan même légèrement bancal n'a que très peu de chances d'aboutir. Et Tueur a beau réfléchir lors de longs moments à passer à nager dans l'océan, son histoire n'est pas des plus limpides et l'issue douteuse. Bien sûr, série oblige, il faudra attendre un douzième volet pour voir des éléments se dénouer, mais l'on se surprend à penser à ce Tueur avec sympathie. Un comble !

Illustration intérieure


Citation

Carlos Fuentes a expliqué que les organisations de renseignement et de sécurité ont beau se fixer des buts de justice, elles finissent forcément par employer les moyens de la terreur et infester comme un cancer les sociétés qu'elles veulent protéger.

Rédacteur: Julien Védrenne mercredi 20 février 2013
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