L’Évangile hérétique

La musique, toutes les musiques, ne sont que des interludes de bonne humeur, de sueur, d'oubli dans les égouts de la vie.
Michel Embareck - Jim Morrison et le Diable boîteux
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

La Guerre est une ruse
Frédéric Paulin retrace avec intelligence l'histoire violente de l'Algérie entre 1992 et 1995, un...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

vendredi 20 septembre

Contenu

Roman - Thriller

L’Évangile hérétique

Énigme - Religieux MAJ lundi 11 février 2013

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 22 €

Adrian Dawson
Codex - 2010
Traduit de l'anglais par Danièle Mazingarbe
Paris : Le Cherche midi, novembre 2012
672 p. ; 22 x 14 cm
ISBN 978-2-7491-2602-9
Coll. "Thriller"

Les Évangiles ont-ils livré tous leurs secrets ?

Jack Bernstein, le patron d'une entreprise de software, a mis au point un logiciel capable de vaincre tous les champions d'échecs. À l'issue d'un match décisif, Jack annonce la création de FireworX, un service totalement gratuit pour l'éducation des enfants de moins de seize ans. Pendant la conférence, un homme se présente et lui annonce que Lara, sa fille de vingt-trois ans, est morte dans un accident d'avion avec deux cent soixante passagers. Elle était partie depuis trois ans et ne lui avait envoyé que trois messages qu'il a conservés précieusement dans son ordinateur. Un mouvement terroriste serait responsable de l'attentat.
Dans Jérusalem, les quatre ministres de l'Éternité reçoivent les instructions d'Abraham, le Grand Maître de l'Ordre. Il confirme que l'enfant, confié il y a deux mois, est bien Le Sauveur. Alors qu'il est à Londres dans une société où il a des participations, Jack reçoit d'un inconnu, sur son ordinateur portable, malgré les nombreux filtres, un texte en hébreu avec un message en anglais : "2809 lettres – Une heure pour déchiffrer SEL et code – Partez."
Après un moment de stupéfaction, il s'attaque au problème et déchiffre l'énigme. On lui donne rendez-vous dans une église londonienne. Ce qui le décide à s'y rendre, c'est de voir le texte hébreu former le portrait de Lara.
Là, un mystérieux individu, qui dit s'appeler Simon, lui annonce qu'il est au courant de la mort de sa fille dans l'accident du vol 320, alors que cette nouvelle est restée confidentielle. Il lui propose un marché : contre l'identité des véritables auteurs de l'attentat, il veut que Jack lui rapporte un livre détenu par les assassins. Ensuite, il lui expose que sa fille a eu un fils, que l'attentat avait pour but d'empêcher Lara de retrouver son père. Jack reçoit un gros dossier et dispose de quatorze jours pour décider s'il veut jouer...

L'Évangile hérétique est présenté comme le premier livre de Adrian Dawson. Ce dernier organise son récit comme une partie endiablée de jeu d'échecs, avec ses stratégies calculées à l'avance, et la rigueur de rebondissements inattendus. Il plonge le lecteur au cœur des écritures bibliques avec la mise en place d'énigmes historiques, la quête d'un ouvrage source de mystères. Il convoque, pour enrichir son intrigue, tant la fresque londonienne de Jean Cocteau que deux tableaux de Léonard de Vinci. Il anime une structure obscure, rappelle l'ordre des Templiers et entre dans les aspects obscurs dissimulés de la Bible. Il met en question la réalité de Jésus et reprend cette théorie, de plus en plus poussée en avant, selon laquelle le véritable messie était Jean Le Baptiste.

Avec la profession de son héros, il utilise de nombreuses techniques de pointe liées à l'informatique et à toutes les technologies découlant du magnétisme. Outre ces abondantes données, il multiplie les actions, les arcanes, les énigmes, les rebondissements, les coups de théâtre, les personnages et les lieux pour en faire un récit foisonnant.

Malgré les sujets retenus, pourtant maintes fois utilisés par des auteurs de fiction, il construit une intrigue passionnante où la tension ne se relâche pas. Il introduit des personnages aux profils suffisamment riches et variés pour couvrir, avec vraisemblance, une large gamme d'actions et de sentiments.

On ne peut s'empêcher, dans la première partie du récit, de trouver une ressemblance entre le héros et Steve Job, avec la même apparente décontraction, l'anticonformisme. Son "œuvre de charité" n'est-elle pas, aussi largement inspirée de celle mise en avant par Bill Gates ?

Ce premier roman, qui conjugue action, ésotérisme, mystères et énigmes religieuses, avec un microcosme de personnages bien campés dans leur rôle offre un excellent moment de lecture et de détente.

Citation

Mais la chose dont il faut se souvenir à propos de l'histoire, monsieur Bernstein, c'est qu'elle comporte souvent de nombreuses versions différentes du même événement.

Rédacteur: Serge Perraud samedi 09 février 2013
partager : Publier dans Facebook ! | Publier dans
MySpace ! |

Pied de page