Le Roman de Mildred Pierce

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DVD - Noir

Le Roman de Mildred Pierce

Social - Assassinat MAJ lundi 10 septembre 2012

Note accordée au livre: 6 sur 5

Grand format
Réédition

Tout public

Prix: 2,87 €

Michael Curtiz
Scénario adapté de l'œuvre de James Mallahan Cain
Mildred Pierce - 1945
Paris : Warner Bros., août 2008
1 DVD VOST Zone 2 ; noir & blanc ; 19 x 14 cm

Actualités

  • 30/01 Cinéma: Fuller, Aldrich, Siegel & Peckinpah : de la violence à la passion
  • 05/11 Cinéma: Marlene Dietrich et Michael Curtiz
    L'Action Christine* continue pour partie sa rétrospective consacrée à Michael Curtiz, réalisateur à jamais célèbre pour Casablanca, film hommage à la Résistance avec Ingrid Bergman et Humphrey Bogart en couple mythique. Ce serait oublier ses nombreux autre films dont Le Roman de Mildred Pierce. Mais le cinéma, fidèle à ses inclinaisons féminines propose de (re)découvrir Marlene Dietrich à travers le réalisateur Josef von Sternberg mais aussi d'autres comme Orson Weles et Fritz Lang. Aussi, ne boudons pas notre plaisir !

    Festival 1 : Marlene l'inoubliable
    "Les rééditions de Agent X 27 et de Shanghaï Express ont montré l'osmose de deux talents originaux. Marlene Dietrich y démontre qu'elle ne fut pas la créature de Sternberg, comme certains le croient, mais bien sa complice. Et sa carrière ne s'arrête pas avec lui. Elle a travaillé avec les plus grands réalisateurs : Lang, Lubitsch, Welles, Hitchcock, Wilder, et d'autres. Femme fatale, aristocrate, aventurière, fille de joie, amoureuse éperdue, sa présence fascinante illumine les films qu'elle tourna. On n'oublie pas sa silhouette longiligne de top model, sa gestuelle élégante et délurée à la fois, ses yeux immenses dont elle cachait parfois l'éclat sous ses lourdes paupières, ses sourires aguicheurs ou narquois, et par-dessus tout, sa somptueuse voix sensuelle et voilée. Voici quelques joyaux de sa longue et brillante filmographie."

    Mercredi 7 novembre :
    La Soif du mal (Touch of Evil), de Orson Welles (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).
    Jeudi 8 novembre :
    L'Impératrice rouge (The Scarlett Empress), de Josef von Sternberg (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Vendredi 9 novembre :
    L'Ange des maudits (Roncho Notorious), de Fritz Lang (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Samedi 10 novembre :
    Agent X 27 (Dishonored), de Josef von Sternberg (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Dimanche 11 novembre :
    Shanghaï Express (Shanghaï Express), de Josef von Sternberg (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Lundi 12 novembre :
    L'Ange bleu (Der Blaue Engel), de Josef von Sternberg (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Mardi 13 novembre :
    La Maison des 7 péchés (Seven Sinners), de Tay Garnett (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).

    Festival : Michael Curtiz
    "À vingt-six ans, Michael Curtiz commença, sous le nom de Mihály Kertész, une carrière de réalisateur prolifique, devenant un des fondateurs du cinéma de son pays natal, la Hongrie. Chassé par la guerre, il travailla en Allemagne et sa renommée fut telle que la Warner l'engagea en 1926 pour tourner une super-production L'Arche de Noé. Il devint un des réalisateurs-phares de cette société où il resta vingt-huit ans, tournant plus de quatre-vingts films, avec toutes les stars du studio : Errol Flynn, Humphrey Bogart, James Cagney, Bette Davis, Joan Crawford, Olivia De Havilland, Ingrid Bergman, Claude Rains, Cary Grant, John Garfield, Lauren Bacall... Son œuvre fut jalonnée de grandes réussites, d'immenses succès publiques, de films qui sont des titres majeurs du patrimoine cinématographique mondial. Mais, sous prétexte qu'il acceptait de tourner des sujets dans tous les genres, que lui imposait la Warner, une partie de la critique refuse de le considérer comme un auteur à part entière. Pourtant, il fut plus qu'un simple artisan-réalisateur de studio. Il créa son propre style, fait de recherche formelle dans les cadrages, la lumière, d'un art du découpage, donnant un rythme dramatique irréprochable, avec des moments d'inspiration d'une grande modernité. Ayant gardé ses influences européennes, il possède un ton personnel, accentuant parfois le côté sombre, cynique, de certains sujets, comme si une fatalité pesait sur les personnages. Il magnifiait le jeu des acteurs par des mouvements de caméra audacieux, créant ainsi une dramaturgie qui dépassait les convention des genres. Il n'y a qu'à revoir Casablanca, Mildred Pierce, Captain Blood, etc, pour en être convaincu."

    Mercredi 7 novembre :
    Female (Female), de Michael Curtiz, William Dieterlé & William Wellman (14 heures, 15 h 30, 17 heures, 18 h 30, 20 heures & 21 h 30).
    Jeudi 8 novembre :
    Mandalay (Mandalay), de Michael Curtiz (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Vendredi 9 novembre :
    Le Vaisseau fantôme (The Sea Wolf), de Michael Curtiz (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Samedi 10 novembre :
    Casablanca (Casablanca), de Michael Curtiz (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Dimanche 11 novembre :
    Boulevard des passions (Flaming Road), de Michael Curtiz (14 heures, 16 heures, 18 heures, 20 heures & 22 heures).
    Lundi 12 novembre :
    Furie noire (Black Fury), de Michael Curtiz (14 heures, 16 heures & 18 heures).
    Mardi 13 novembre :
    Le Roman de Mildred Pierce (Mildred Pierce), de Michael Curtiz (14 heures, 16 h 30, 19 heures & 21 h 30).

    * L'Action Christine
    4, rue Christine
    75006 Paris
    Tél; : 01.43.25.85.78
    contact@actioncinemas.com
    Liens : Shanghai Express |Michael Curtiz |Fritz Lang |William Dieterle |Josef von Sternberg |William A. Wellman

  • 29/10 Cinéma: von Sternberg et Curtiz
  • 13/03 Cinéma: L'Action Christine plonge dans Le Port de la drogue
  • 09/11 Cinéma: Festival film noir à L'Action Christine
  • 16/10 Bibliothèque: Un drôle de comité à Lectoure

Mère assassine ?

Michael Curtiz, réalisateur de l'inoubliable Casablanca avec Humphrey Bogart et Ingrid Bergman, adapte en 1945 un roman de James M. Cain porté haut par la grâce et le talent de Joan Crawford (et reconnu comme tel puisque le rôle lui vaudra un Oscar).

Véritable film noir à l'esthétique sûre et maitrisée enjolivée par un noir et blanc où le réalisateur s'en donne à cœur joie pour mieux faire rejaillir l'ombre et la lumière de la justice de Los Angeles, Le Roman de Mildred Pierce débute par le meurtre de Monte Beragon (Zachary Scott étonnant en dandy éhonté et désargenté), dernier mari en date de Mildred Pierce (Joan Crawford troublante dans son rôle de mère aimante) dans leur demeure côtière de la ville aux mille lumières. On ne sait pas qui a tenu l'arme qui a fait feu à de nombreuses reprises sur cet homme.
Dans la séquence qui suit, Mildred tente de se suicider avant d'entrainer un de ses amis, amoureux éconduit, sur les lieux du meurtre où elle essaie de le piéger. Peu après, interrogée au commissariat de police, elle revient sur sa vie au milieu de laquelle figure Velda, ultime enfant d'un couple déchiré, gâtée à outrance et pour qui elle a fait tous les sacrifices allant même jusqu'à se marier avec un homme qu'elle n'aime pas.
Pour la police, le meurtrier ne fait aucun doute. Il s'agit de son premier mari. Il avait un motif et pas d'alibi. D'ailleurs, il a avoué. Mais Mildred ne croit pas à sa culpabilité tout en s'interrogeant sur les raisons de ses aveux...

La moitié du film se réduit presque à un long flashback sur la première vie de Mildred et un mariage raté avec un mari volage et deux filles opposées. Une, garçon manqué, va mourir de pneumonie, l'autre, véritable monstre de vanité à qui Mildred offre tout ce qu'elle désire, n'adore que sa propre personne et l'argent. D'ailleurs, très vite le film se focalise sur cette enfant pourrie gâtée qui joue des sentiments que lui porte sa mère pour la mener par le bout de la baguette.
Joan Crawford a beau dire que "la liqueur des uns est le poison des autres", sa fille est sa faiblesse. Mais par amour pour elle, a-t-elle été jusqu'à tuer son mari ? Car l'on se doute que si Mildred Pierce est interrogée au poste de police alors que son ancien mari a avoué le meurtre, c'est avant tout parce que la police elle non plus ne croit pas à sa culpabilité et tente de démêler un imbroglio familial.
Et c'est là qu'apparait tout le talent de Michael Curtiz associé à des scénaristes parmi lesquels on note la présence de William Faulkner. Il dirige excellemment cinq personnages (deux femmes et trois hommes), manie à l'extrême leurs relations, leurs personnalités. On peut regretter cette caricature de gouvernante noire à la voix horrible. Mais le film est un chef d'œuvre scénaristique qui dépeint les travers d'une société où le rêve américain a vite fait de se transformer en cauchemar. Où la fierté mal placée se paie cash. Où l'argent ne fait pas le bonheur, n'y contribue même pas mais est l'apanage des sans scrupules.

Le Roman de Mildred Pierce : 111 min. réalisé par Michael Curtiz sur un scénario de Ranald MacDougall, William Faulkner & Catherine Turney d'après le roman Mildred Pierce de James M. Cain avec Joan Crawford, Zachary Scott, Ann Blyth, Jack Carson, Eve Arden, Bruce Bennett...
Bonus. Documentaire "Joan Crawford : la star hollywoodienne". Bande annonce de la collection "James Dean".

Illustration intérieure

L'interrogatoire avec Joan Crawford en mère tourmentée.


Citation

Mener une enquête c'est comme fabriquer une auto. Il suffit d'assembler les pièces et on a l'auto. Ou le meurtrier.

Rédacteur: Julien Védrenne dimanche 09 septembre 2012
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