La Tigresse

Même les singes ont besoin d'antidépresseurs dans ce monde de dingues. Tout du moins ceux qui vivent à New York.
James Patterson & Michael Ledwidge - Zoo
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

Dégradation
Le titre français de ce roman de Benjamin Myers évoque l'idée d'un univers qui va vers sa dispari...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

mercredi 19 septembre

Contenu

DVD - Noir

La Tigresse

Arnaque - Assassinat MAJ lundi 14 mai 2012

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Réédition

Tout public

Prix: 10 €

Byron Askins
Too Late for Tears - 1949
Stéphane Bourgoin (présentation)
Yves Boisset (présentation)
Paris : Bach Films, mars 2010
1 DVD VOST Zone 2 ; noir & blanc ; 19 x 14 cm
Coll. "Serial Polar"

Femme vénale

Plus connu pour ses films de science-fiction (La Guerre des mondes, La Guerre des cerveaux) et sa maitrise des effets spéciaux (il sera infructueusement nommé quatre fois aux Oscars dans les années 1940), Byron Askins réalise en 1949 La Tigresse, étonnant film noir de série B. avec une touche psychologique bien particulière.

Un couple dans une décapotable se dispute. La femme, Jane Palmer (Lizabeth Scott, éternelle garce au cinéma, surnommée "la Cendrillon à la voix enrouée" par Humphrey Bogart), ne veut pas aller à une soirée. S'ensuit un échange verbal et physique au cours duquel un appel de phares est lancé. C'est ainsi qu'immédiatement, ils croisent une voiture qui jette sur les sièges arrières une valise pleine de billets de banque. Cent mille dollars au bas mot qui vont avoir raison du couple.
Lizabeth Scott vient de donner la réplique à Dick Powell dans Pitfall (1948), d'André de Toth, déjà pour United Artists, et n'est pas loin de croiser Robert Mitchum et Robert Ryan dans Racket (1951), d'Irene Hayes. Elle interprète ici une femme qui ne recule devant rien pour s'approprier cet argent providentiellement tombé du ciel. Et ce n'est pas son malheureux mari qui l'en empêchera. Avide de luxe, elle est prête à tout : meurtre, séduction, mensonge et mise en scène. Le plan parfait et machiavélique va se retrouver avec de multiples failles. Le couple vit dans un appartement. Au même étage habite Kathy Palmer (la brune Kristina Miller, qui va faire la nique à la blonde), sœur du mari. Celle-ci va très vite suspecter Jane Palmer d'avoir assassiné son mari. Mais ce n'est pas tout. Débarque le truand à la petite semaine Danny Fuller (vous connaissez la tronche de Dan Dureya, l'un des méchants de Hollywood qui a tourné dans de nombreux westerns et films noirs sous la direction d'Howard Hawkes, Fritz Lang, Robert Siodmak, Anthony Mann... soixante films au compteur) à qui était destinée la mallette. Et puis un ancien compagnon d'armée du mari. Enfin, un inspecteur de police. Le film s'offrira un final mexicain.

Tout est étrange. Le scénario propose son lot d'incongruités dès le début. La copie en noir et blanc est somme toute de mauvaise qualité. Les sous-titres disparaissent de l'écran vers la fin. Les bonus, surtout celui d'Yves Boisset sont eux pleins de surprises (on pardonnera au réalisateur français cette croyance que le film a été tourné pour la RKO). La Tigresse conserve néanmoins ce charme désuet des films noirs efficaces, rythmés et à l'intrigue suffisamment explicite pour capter l'attention du spectateur aguerri au travers des années.

La Tigresse (99 min.) : réalisé par Byron Askins avec Lizabeth Scott, Don DeFore, Dan Duryea, Arthur Kennedy, kristine Miller, Barry Kelley...
Bonus. Présentation de Stéphane Bourgoin. Présentation de Yves Boisset.

Citation

Tu sais bien que c'est pas lui, mais cette femme et ces diamants qui me regardent comme les villas regardent Hollywood.

Rédacteur: Julien Védrenne lundi 14 mai 2012
partager : Publier dans Facebook ! | Publier dans
MySpace ! |

Pied de page