Le Roi Lézard

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samedi 17 novembre

Contenu

Roman - Policier

Le Roi Lézard

Assassinat MAJ jeudi 26 avril 2012

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Réédition

Tout public

Prix: 18,5 €

Dominique Sylvain
Paris : Viviane Hamy, mars 2012
298 p. ; 20 x 13 cm
ISBN 978-2-87858-511-7
Coll. "Chemins Nocturnes"

Louise Morvan relookée

En 1998 parait Travestis, un roman de Dominique Sylvain mettant en scène Louise Morvan, détective privée qui a hérité de l'agence de son oncle Julian Éden, assassiné dans sa voiture d'une balle dans la tête. Le Roi Lézard est une version modifiée, bouleversée, de ce roman aujourd'hui épuisé puisque la fin en a été chamboulée (au point que le coupable n'est plus le même), et que le fil narratif a été profondément imprégné de l'expérience littéraire que son auteur a acquise ces quatorze dernières années.

Dans Le Roi Lézard, roman policier à la facture classique, Louise Morvan enquête non pas tant pour savoir la vérité que pour trouver la paix. En froid avec des parents qu'elle ne comprend pas, elle vit avec la nostalgie de son oncle. Femme fragile, en butte à un ancien amant journaliste blessé, elle en oublie l'actuel, le commissaire Serge Clémenti, profondément amoureux mais meurtri par ses actes et son manque de confiance. Il faut dire que Dominique Sylvain ne fait pas les choses à moitié pour cette renaissance littéraire. Son intrigue réfléchie propose des personnages hantés par le passé, vieillissants quand ils ne vous meurent pas dans les bras. C'est toute l'Odyssée de Julian Éden qui est (f)relatée. Sa mort a-t-elle un rapport avec l'enquête qu'il suivait, ou n'est-ce qu'un drame de sa vie ? Le fait est qu'il est mort dans sa voiture, assassiné par quelqu'un qui se tenait derrière lui. Donc une connaissance, une personne de confiance. Inlassablement, la détective remonte une piste, en oublie d'enlever ses œillères, ne ménage pas ses proches, tire un trait sur un associé, manque de mourir, vit une nuit de passion morbide et, comme tout bon détective privé, prend des coups. Elle apparait friable et pleine d'erreurs. Elle gravite au milieu de personnages dépeints simplement pour mieux révéler les failles sur lesquelles ils continuent envers et contre tous de se construire. Tous ne vivent que dans leur monde sans s'en rendre compte. Passe en filigrane l'âme de Jim Morrison, le chanteur des Doors, et qui donne au roman son titre. Il sert même de fausse piste à la Elvis Presley (qui n'est pas mort, c'est bien connu).

Alors, bien sûr, la fin ne fait aucun doute. Louise Morvan découvrira la vérité sur la mort de son oncle. En sortira-t-elle plus forte ? Telle est la question. Ce n'est pas la première fois que Dominique Sylvain reprend en mains l'un de ses anciens romans. La nostalgie ne touche pas que ses héroïnes... L'on ne la blâmera surtout pas !

Nominations :
Prix Landerneau Polar 2012

Citation

Je croyais que les guitar heros avaient enfin décidé d'arrêter de mourir jeunes. Sinistre illusion. Le destin n'a pas assez d'imagination.

Rédacteur: Julien Védrenne dimanche 22 avril 2012
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