Les Talons hauts rapprochent les filles du ciel

Les meilleurs atouts tombent quand on n'en a plus besoin !
Hugo Fregonese - Quand les tambours s'arrêteront
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

Dégradation
Le titre français de ce roman de Benjamin Myers évoque l'idée d'un univers qui va vers sa dispari...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

dimanche 23 septembre

Contenu

Roman - Thriller

Les Talons hauts rapprochent les filles du ciel

Tueur en série MAJ vendredi 01 juin 2012

Note accordée au livre: 2 sur 5

Poche
Inédit

Tout public

Prix: 6,6 €

Olivier Gay
Paris : Le Masque, mars 2012
382 p. ; 18 x 11 cm
ISBN 978-2-7024-3702-5
Coll. "Masque jaune", 2539

Gay Paris

Olivier Gay avec Les Talons hauts rapprochent les filles du ciel nous propose un premier roman qui conserve toutes les maladresses de sa primeur. L'intrigue, sans être originale - un tueur en série sévit au sein des hauts-lieux des soirées parisiennes ; un amateur va résoudre l'enquête -, a le mérite de proposer des personnages bien campés avec en sus, le principal, Fitz (abréviation de John-Fitzgerald, de quoi haïr ses parents), est, du moins au tout début, totalement insupportable (il aurait été intéressant de le laisser tel quel).
Olivier Gay nous fait découvrir dans ce roman son attrait pour WOW (sombres ignorants qui ne connaissez pas World of Warcraft, l'un des jeux en ligne les plus prisés de sa génération, et qui va être dépassé par Diablo 3 à partir du 15 mai). Et l'impression qu'il nous donne c'est que l'on est bien dans un scénario de jeu de rôle. Des personnages archétypes, une intrigue linéaire avec tout juste une fausse piste trop vite éliminée (la bataille du monstre de fin de niveau à la fois sanguinolente et pitoyable). L'on se demande pourquoi Jess, commissaire et ex de Fitz fait appel à lui pour démêler des assassinats au scalpel alors même qu'il n'aura aucun mal à la résoudre ancré dans ses certitudes.
Le roman est truffé au début d'incohérences : absence de toute homogénéité procédurale, des connaissances qui deviennent en une page des amis à la vie à la mort, un personnage principal qui ne cesse de faire confiance aux premiers inconnus venus, et qui déballe une histoire étrangement absente des journaux... La liste est longue.
Et puis arrive cet aristocrate aux yeux trop bleus, aux manières et aux habits trop antédiluviens. Il est le tueur en série, c'est sûr ! Et il habite un véritable donjon en compagnie d'une fille et d'un fils totalement déjantés, le temps de nous montrer l'aristocratie décadente. Une petite pirouette appréciable donnera une intrigue un poil surprenante. Un poil seulement tant l'on peut reprocher à Olivier Gay, à un moment intéressant de son roman, de ne pas nous avoir proposé la fin suggérée un temps et hautement psychologique que son intrigue méritait (nous ne la dévoilerons évidemment pas pour ne pas déflorer ce roman).
Au final, la seule surprise dans ce premier roman d'Olivier Gay, c'est cette faculté qu'il a eu à s'approprier son intrigue, à y mettre de sa vie débridée d'antan. On pourra lui reprocher de ne pas être revenu sur le début justement de son roman. Il aurait décelé ces imperfections, il aurait relevé la qualité de son écriture (qui est très présente à la fin), il aurait gommé les erreurs scénaristiques. Peut-être lui manque-t-il le retour des joueurs-lecteurs de ce scénario. Attendons la suite...

Citation

Le sandwich achevé, je m'essuyai les mains puis jetai le sac plastique dans la poubelle en citoyen responsable. Ce n'était pas parce qu'on dealait que l'on ne devait pas préserver l'environnement.

Rédacteur: Julien Védrenne lundi 09 avril 2012
partager : Publier dans Facebook ! | Publier dans
MySpace ! |

Pied de page