Le Champ du potier

Là où tu es, si tu peux tendre la main à quelqu'un de bien, ou faire trébucher un enfoiré : fais-le ! Des actes , plus que des mots.
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samedi 23 septembre

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Roman - Policier

Le Champ du potier

MAJ lundi 09 avril 2012

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 20,2 €

Andrea Camilleri
Il campo del vasaio - 2008
Traduit de l'italien par Serge Quadruppani
Paris : Fleuve noir, janvier 2012
254 p. ; 23 x 14 cm
ISBN 978-2-265-09372-0
Coll. "Thriller"

Les héros sont las

Lorsque sir Arthur Conan Doyle a été fatigué de Sherlock Holmes, il l'a jeté dans les eaux tumultueuses des chutes du Reichenbach. Plus récemment, Henning Mankell, auteur nordique par excellence, en a fini avec le commissaire Wallander, qui lui avait apporté la renommée, avec un ultime roman, ultime enquête : L'Homme inquiet. Dans Le Champ du potier, l'on est en droit de se demander si, lentement, Andrea Camilleri ne prépare pas ses lecteurs à la disparition de son personnage fétiche, Montalbano.

Vieillissant, ayant mal au dos, piquant un somme de-ci de-là, le commissaire est exaspéré dans cette enquête par un journaliste qui essaye de transmettre l'information de sa décrépitude et de son incompétence. Ce qui ennuie le plus Montalbano, c'est que, sans doute, en sous-main, c'est son propre adjoint qui manipule le tout pour obtenir l'enquête du commissaire à la place du commissaire. Tout d'ailleurs commence mal. Alors que la pluie dégringole, le commissaire, réveillé au plein milieu d'un cauchemar, doit aller à la pêche au cadavre dans une pente argileuse qui s'effrite et où tous glissent dans la boue. Un cadavre découpé en morceaux, mais nous sommes en Sicile où cela n'indique pas tant la présence d'un tueur en série qu'un "message" de la Mafia. Et tout va aller de mal en pis. La tension est énorme dans le commissariat. En tentant d'éviter un collègue, Montalbano s'enfonce dans une série de méprises. En accueillant une amie, il risque les foudres de sa copine. Il se fait engueuler par la femme de son adjoint car elle trouve qu'il est souvent de garde de nuit. L'embêtant, c'est que c'est faux et que le commissaire ne veut pas "dénoncer" les frasques de son ami. Là-dessus, une femme éplorée vient le voir car son mari a disparu. Elle a l'air plutôt nymphomane et le policier a du mal à repousser les avances et les mains baladeuses. Évidemment il y a un rapport entre la disparition et le cadavre retrouvé mais tout est plus compliqué qu'il n'y paraît...

Fatigué, las de tout, le commissaire va quand même se démener pour résoudre l'affaire et sauver les meubles de sa vie professionnelle et personnelle. Mais même fatigué, Montalbano a conservé ses neurones intacts pour cette intrigue de bonne facture, qui s'installe dans la qualité d'ensemble de la série.

Nominations :
Grand prix de la littérature policière - roman étranger 2012

Citation

Un dieu de quatrième ordre, un dieu mineur avait-il pensé alors. Puis, avec les années, il s'était persuadé qu'il n'était même pas un dieu du dernier rang, mais juste un pauvre marionnettiste dans un minable opera di pupi.

Rédacteur: Laurent Greusard samedi 07 avril 2012
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