Une bourgeoise fatale

Décidément il renonçait à comprendre les historiens. Jamais il ne ne pourrait se faire à leur méthode de raisonnement ni à leur sens des valeurs. À Scotland Yard, le blanc était blanc, le noir était noir, et les assassins étaient des assassins.
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Bande dessinée - Policier

Une bourgeoise fatale

Anthropomorphisme MAJ lundi 23 février 2009

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 9,8 €

Sokal (scénario & dessin)
Paris : Casterman, mars 2008
48 p. ; 30.3 x 22.6 cm
ISBN 978-2-203-0032-3
Coll. "Ligne rouge"
Une enquête de l'inspecteur Canardo, 18

Ce qu'il faut savoir sur la série

Canardo est un canard privé en trench coat. Il erre dans la vie, désabusé, et hante les bistrots où bien souvent il croise son ami, le commissaire lapin Garenni.

Porno star au pays de Canardo

Canardo a été chargé par le sénateur-maire Dubonot, en campagne électorale, de filer sa femme qu'il soupçonne d'avoir un amant. Pour Canardo, c'est le temps de l'ennui, dans sa voiture pourrie, pendant que Madame Bonnot, une bourgeoise belle et sensuelle, attend en vain son amant dans des chambres d'hôtel. Au même moment, le commissaire Garenni doit faire face à un meurtrier en série qui s'attaque à des gens ayant navigué dans le cinéma porno en 1987. Canardo découvre une photo prise à La Borniche-Lès-Bains où posent sept personnes. L'assassin est au milieu. Cela ne suffit pas à empêcher Garenni de se retrouver à la circulation pour manque de résultats. Dubonot doit faire une campagne stricte pour contrer la candidate verte. Mais sa femme l'inquiète.

Le ton naïf donné aux aventures de Canardo ne fait ici pas défaut. L'intrigue est très simple et on assiste, impuissant, à la résolution lente et meurtrière de l'enquête du privé le plus triste et le plus déprimant de la bande dessinée. Les couleurs trouvent un écho satirique avec les dialogues toujours aussi caustiques, qui donnent aux péripéties de Canardo ce petit quelque chose de génial. Sa solitude n'a d'égal que le fouillis urbain surpeuplé de l'album où le maquillage et le grimage à outrance se prêtent admirablement aux dessins au gros trait. Le tout dans un univers sombre et sale à souhait. Comme tout hard boiled.

Citation

Marcel Dubonot craint d'être cocu... et les cornes, c'est pas bon pour le genre de corrida auquel il se prépare !...

Rédacteur: Julien Védrenne jeudi 05 février 2009
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