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lundi 27 mars

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Roman - Thriller

Œil pour œil

Assassinat MAJ jeudi 19 janvier 2012

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 20,99 €

James Patterson & Howard Roughan
Don't Blink - 2010
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Sebastian Danchin
Paris : Archipel, janvier 2012
320 p. ; 24 x 16 cm
ISBN 978-2-8098-0612-0
Coll. "Les maîtres du suspense"

Addition salée

On commence à connaître la méthode Patterson, déclinée quels que soient ses co-auteurs : de l'action, des chapitres courts, des rebondissements constants. Et c'est ce qu'on trouve effectivement dans Œil pour œil, roman qui reprend la veine maffieuse de l'auteur, genre le teigneux Promesse de sang, mais en plus décontracté malgré les innombrables dangers guettant le protagoniste.

Qu'on en juge : de retour d'une dangereuse équipée en Afrique où il a bien failli succomber sous les machettes des Janjaweeds, le journaliste Nick Daniels revient à New York pour l'interview d'une légende du base-ball déchue assorti d'une timidité maladive. Après un rendez-vous manqué avec son idole, le second est le bon, mais Nick est témoin du meurtre sanglant d'un avocat quelques tables plus loin. Non seulement le journaliste est le classique témoin gênant, mais il a noté la phrase énigmatique que le tueur a chuchoté à l'oreille de sa victime...

C'est le point de départ d'une intrigue tortueuse, mais serrée, où les tenants et les aboutissants ne sont pas forcément ceux que l'on croit : il n'y a pas de whodunit (le fameux qui a commis ce crime ?) proprement dit. On sait dès le prologue qui est le meurtrier. Mais ce sont bel et bien les tenants et aboutissants de l'affaire qui constituent l'essentiel d'une intrigue aux ramifications inattendues. À ce mélange, Howard Roughan apporte un certain ton urbain et surtout, à travers son narrateur, une donnée bien venue : un certain humour caustique. Rien à redire, en dehors de ce léger plus, on y trouve ce qu'on y cherche, ni plus ni moins. c'est aussi ça le roman populaire.

Citation

Une tempête de cris et de hurlements s'abattit sur le restaurant. L'homme armé du scalpel lâcha la tête de sa victime dont les orbites dévastées pleuraient des larmes de sang. En le voyant s'effondrer sur la table, je crus voir briller une étincelle dans un recoin de ma mémoire. Je connais ce type-là. Je l'ai déjà vu.

Rédacteur: Thomas Bauduret lundi 16 janvier 2012
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