Le Silence de minuit

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samedi 18 mai

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Roman - Policier

Le Silence de minuit

Enlèvement - Procédure MAJ mardi 25 octobre 2011

Note accordée au livre: 2 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 21,5 €

Denise Mina
Still Midnight - 2009
Traduit de l'anglais par Oristelle Bonis
Paris : Le Masque, octobre 2011
360 p. ; 15 x 23 cm
ISBN 978-2-7024-3510-6

Actualités

  • 07/10 Édition: Parutions de la semaine - 7 octobre
    La semaine est placée au Seuil sous le double signe de Henning Mankell. Le Suédois signe un de ses derniers romans, Le Chinois, en même temps que parait la suite de l'intégrale Wallander. Mais les autres maisons d'édition ne sont pas en reste. Surtout Actes sud qui avec Le Silence de minuit, de Lars Kepler et Mélancolie des corbeaux, de Sébastien Rutès propose deux romans qui fleurent bon la langue et l'intrigue bien ficelée et ciselée. Enfin, on ne saurait passer sous silence la présence dans cette liste du nouvel opus de José Carlos Somoza. Surtout pas !
    Le reste est à découvrir...

    Grand format :
    Miséricorde, de Jussi Adler-Olsen (Albin Michel, "Thrillers")
    Le Mystère de la villa Maud, de Hélène Almaric (Marabout)
    La Sombre légende d'Aîmont-Preux, Clémence E. Beaufort (Marabout)
    La Frontière des ténèbres, de Jean-Luc Bizien (Du Toucan)
    Traque au turf : les années virus, de Maurice Brunetti (Presses du Midi)
    Intermittence, d'Andrea Camilleri (Métailié, Noir - Bibliothèque italienne)
    Les Murs de sang, de Jérôme Camut & Nathalie Hug (Calmann-Lévy)
    Les Nuiteux 3 et 4, de René Caplan (Presses du Midi)
    Larmes du crime, de Michel Claise (Luce Wilquin, "Noir pastel")
    Mort ou vif. 1, de Tom Clancy (Albin Michel, "Thrillers")
    Mort ou vif. 2, de Tom Clancy (Albin Michel, "Thrillers")
    Mari et femme, de Wilkie Collins (Phébus, "Libretto")
    Le Ciel se trouve sur Terre, de Åke Edwardson (Jean-Claude Lattès)
    Ad unum, de Didier Fossey (Les 2 Encres, "Sang d'encre")
    Penny Blood : Sherlock Holmes revient, de Bob Garcia (Laurent Debarre)
    Dans l'ombre du dragon, de Maureen Jennings (Encore)
    Lâcher les chiens, de Maureen Jennings (Encore)
    Jusqu'à la folie, de Jesse Kellerman (Des 2 terres, "Best-seller")
    Le Pacte, de Lars Kepler (Actes sud, "Actes noirs")
    In memoriam N.K., de Dominique Legrand (Bruit blanc)
    Le Chinois, de Henning Mankell (Le Seuil, "Policiers")
    Intégrale Wallander. 3, de Henning Mankell (Le Seuil)
    L'Homme de Lewis, de Peter May (Le Rouergue, "Rouergue noir")
    Le Silence de minuit, de Denise Mina (Le Masque, "Grands formats")
    Rappelez-vous ce qui est arrivé aux dinosaures, de Frédéric Paulin (Pascal Galodé, "Thriller")
    Lieutenant Eve Dallas. 21-22, de Nora Roberts (J'ai lu, "Grand format")
    Mélancolie des corbeaux, de Sébastien Rutés (Actes sud, "Actes noirs")
    L'Appât, de Jose Carlos Somoza (Actes sud)
    Le Pire du milieu : Tonton et ses chinoiseries, de Samuel Sutra (Terriciaë, "Sangria")
    Thunis thanatos, de Burawi al-Tarabulusi (Cataginoiseries)
    Le Boiteux du parc Sainte-Marie, de Jérôme Thirolle (Gérard Louis)
    L'Affaire du Louvres, de Henri Vernes (Ananké-Lefranc, "Bob Morane")
    Lily en eaux troubles, de Zolma (Jigal, "Polar")

    Poche :
    Val, de Claude Ardid (Du Toucan, "Toucan noir")
    Morceaux de choix, de Sébastien Arger (Les Presses littéraires)
    Terminus, tout le monde descend, de Mirabelle Barane (Du Vallon, "Commissaire Mira")
    L'Évangile des ténèbres, de Jean-Luc Bizien (Du Toucan)
    Jolie poupée, de Martina Cole (LGF, "Thriller")
    L'Oiseau des ténèbres, de Michael Connelly (LGF, "Policier")
    Tempête polaire, de Clive Cussler & Paul Kemprecos (LGF, "Thriller")
    Le Baiser du congre, de Gilles Del Pappas (Jigal, "Jigal poche polar")
    Underworld USA, de James Ellroy (Rivages, "Noir")
    Faux pas, de Laura Griffin (J'ai lu, "Frissons")
    Question d'éthique, de Bill James (Rivages, "Noir")
    Une mère sous influence, de Patricia J. MacDonald (LGF, "Thriller")
    Au nom du Président, de Charles McCarry (Du Toucan, "Toucan noir")
    Donne-moi tes yeux, de Torsten Pettersson (Points, "Policiers")
    Le Grenier des enfers, de Douglas Preston & Lincoln Child (J'ai lu, "Thriller")
    Fantaisie du crime, de Nora Roberts (J'ai lu, "Roman")
    L'Espion d'Ouessant, de Claude-Youenn Roussel (Montagnes noires)
    Maigret en mer du Nord, de Georges Simenon (LGF, "Policier")

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Silence de l'ennui

Glasgow. Trois petites frappes, tout droit issues de la Baltringue Academy, pénètrent dans la maison d'une famille pakistanaise à la recherche d'un certain "Bob" qu'ils doivent kidnapper. Faute de Bob dans l'habitation, ils décident d'embarquer le patriarche de la famille. Qui ne s'appelle pas Bob.

Le commanditaire de l'enlèvement est furieux. Il n'a pas le Bob escompté, et ne sait pas quoi faire de ce vieux Pakistanais. Dépêchée sur les lieux, l'inspectrice Alex Morrow n'est pourtant pas dupe. Si tout le monde est d'accord pour reconnaître qu'il n'y avait aucun Bob dans la maison, donc qu'il s'agirait d'une méprise, elle renifle du pas très clair et s'aperçoit vite que chaque membre de la famille dissimule quelque chose. Et d'ailleurs, Alex Morrow n'est pas non plus toute blanche.

Toute blanche. Humour ! Ce polar se veut en effet décalé, politiquement incorrect, dénonciateur d'un racisme social ordinaire, tout en s'inscrivant dans une tradition flegmatique très british. Sauf que ça ne prend pas. Mais alors pas du tout. Le rythme, déjà. D'une lenteur désespérante. La scène d'ouverture, passe encore, mais alors la suite, merci bien ! En écriture, on a le choix entre deux écoles. Ou bien le "il sortit de la maison et démarra en trombe" ou le "il sursauta, se retourna, dévala l'escalier, mit la main sur la poignée de la porte d'entrée en chêne massif blanc, manqua déraper sur le perron gelé par les frimas de ce début d'hiver, chercha les clés de sa Vauxhall dans la poche droite de son imper, s'installa au volant, régla son siège, enclencha la première et démarra non sans avoir jeté un coup d'œil dans le rétro". Bon, je suis un peu méchant, mais inutile de vous préciser que l'auteur appartient davantage à la seconde école qu'à la première.

Et si la peinture des personnages rattrapait ce problème de rythme. Mais là encore, ça ne fonctionne pas. On oscille entre humour pince-sans-rire, étude sociologique et psychologique, bref, on n'arrive pas à choisir un angle de lecture qui tienne du début à la fin. Et puis ces personnages qui, sans exception, ont tous quelque chose à cacher, un drame, un secret, un mobile, à force, ça lasse.

Alors oui, le dénouement se veut inattendu, oui, la cause est noble, non, ça n'est pas un mauvais livre. Mais c'est un roman dont, peut-être, l'essentiel nous échappe faute de n'être pas suffisamment britannique pour en apprécier toutes les subtilités.

Citation

La joue de Pat le cuisait sous le regard insistant qu'Eddy lui jetait par-dessus l'otage.

Rédacteur: Aurélien Leclercq lundi 14 janvier 2013
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