Psychose

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dimanche 23 septembre

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Roman - Thriller

Psychose

Psychologique - Tueur en série MAJ dimanche 26 juin 2011

Note accordée au livre: 6 sur 5

Grand format
Réédition

Tout public

Prix: 15 €

Robert Bloch
Psycho - 1959
Préface de Stéphane Bourgoin
Stéphane Bourgoin (intervieweur)
Robert Bloch (intervieweur)
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Emmanuel Pailler
Paris : Moisson rouge, mai 2011
188 p. ; 21 x 14 cm
ISBN 978-2-914833-98-1

Motel sanglant et douche froide

Moisson rouge, dans une nouvelle traduction, réédite Psychose, de Robert Bloch. Le roman, vampirisé par le film éponyme d'Alfred Hitchcock, mérite d'être (re)lu tant il est différent du chef d'œuvre du cinéaste et s'inscrit dans la lignée des romans majeurs du genre horrifique.

Dans sa préface concise et précise, Stéphane Bourgoin rappelle la naissance de Norman Bates, le héros de ce roman. Le personnage de fiction est directement inspiré d'Edward Theodore Gein, malheureux homme dérangé, dont la grange recelait divers attributs tous les plus horribles les uns que les autres. Stéphane Bourgoin, toujours lui, s'entretient à la suite de sa préface avec Robert Bloch. Parle du roman, du film qui a rapporté à Hitchcock mille fois plus qu'au romancier, embraye sur Psychose 2, les relations avec Hollywood et divers autres souvenirs. Puis, le roman commence comme une véritable opus horrifique.

Mary Crane, une femme seule au volant, a commis un vol de quarante mille dollars pour se précipiter vers la ville de son fiancé. Lui, est épicier, il a des dettes et travaille que le diable pour les éponger. Il n'est absolument pas au courant du larcin. Encore moins de sa venue. Fatiguée, elle se trompe de route à un carrefour. Décide de s'arrêter dans un motel alors qu'il pleut averse. C'est là qu'elle va faire la rencontre de Norman Bates. Célibataire endurci, il passe son temps à lire, à boire aussi en même temps qu'il tient la réception. Sa mère, à l'étage, le vilipende souvent. Il rêve qu'elle meurt mais s'en occupe comme la prunelle de ses yeux. Installée dans sa chambre, elle va alors prendre sa dernière douche. Sous les yeux voyeurs à travers une cloison de Norman Bates, Mary Crane est foutrement assassinée par la mère de Bates. Bates fait alors disparaitre le corps et la voiture. Évite au possible sa mère, se renferme sur lui-même. Seulement voilà : Mary Crane a une sœur qui débarque dans la ville du fiancé. Sur ses talons, un détective privé en charge de récupérer les quarante mille dollars...

Le roman hésite alors entre horreur et policier. Robert Bloch campe des personnages ciselés dans des atmosphères différents. L'improbabilité des faits, l'innocence que l'on accorde naïvement à Norman Bates plongent le lecteur dans une sombre angoisse. On en oublierait presque que Psychose ne fait que 160 pages tant la tension est palpable à mesure que l'on tourne les pages de plus en plus vite happé par un terrible suspense. Vraiment, Psychose est un modèle du genre. Roman resserré sur lui-même, à l'intrigue forte et parfaitement maîtrisée avec des personnages extraordinaires. Que demander de plus ?

Citation

Si sa mère avait agi ainsi, c'était pour le protéger, lui, et il ne pouvait pas supporter de la voir mourir. Elle avait raison. Il avait besoin d'elle et elle avait besoin de lui. Même si elle était folle, elle ne le laisserait pas s'enfoncer. Impossible.

Rédacteur: Julien Védrenne dimanche 26 juin 2011
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