Une ville sous influence

J'ai compris que j'avais en fait envie de mourir. L'idée était simple et me trottait dans la tête. J'étais fatigué : crevé par mes obsessions sans fin, mon cerveau ruminant sa douleur et le vide absurde qui remplissait ma vie dénuée de sens. La mort serait un soulagement. Et aujourd'hui serait un bon jour pour crever.
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mercredi 17 octobre

Contenu

Roman - Policier

Une ville sous influence

Politique - Arnaque - Corruption MAJ jeudi 02 février 2012

Note accordée au livre: 2 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 18 €

Serge Radochévitch
Malzéville : Territoires témoins, avril 2011
188 p. ; 20 x 14 cm
ISBN 978-2-918634-07-02
Coll. "Borderline"

Touchez pas à mon clodo !

Une ville tombe entre les mains de l'extrême droite... Le Veroit. En Lorraine. Sinistrée. Une partie de pêche anodine, avec au bout de la canne une cabane incendiée. Celle de Nico, un clochard. LE clochard de la ville. Aimé de tous. Musicien, comédien, clown, poète. Disparu sitôt éteint l'incendie de sa cabane. En savait-il trop ? Est-il toujours en vie seulement ? Simon enquête. Écrivain de polar, affûté dans ce genre de curiosité. Une disparition, suivie d'un meurtre, d'une seconde disparition, quelle aubaine pour lui qui est en panne d'inspiration... Il enquête et à de quoi enquêter, depuis que la ville a viré à l'extrême droite. Une atmosphère déliquescente s'y est installée. Nauséabonde même. Putride. Suicides, exactions, le fossoyeur lui-même est mort, peut-être de découragement. Simon croise ainsi très vite sur sa route des paumés en mal de sens. À commencer par une secte de satanistes. Est-ce bien sérieux pour autant ? Ou ces petites soirées fines et crapuleuses entre copains nantis qui empuantissent soudain la ville. Déjà plus probable : le maire et sa clique vivent dans le sentiment de leur totale impunité depuis que Le Veroit a basculé dans le monstrueux. Un roman social donc, politique si l'on veut, dénonçant des dérives par trop voyantes, écrit dans une langue résolue.

Citation

Après, elles obéissent si bien, si totalement, que c'en était devenu écœurant.

Rédacteur: Joël Jégouzo jeudi 16 juin 2011
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