Vanilla Ride

Elvis était du genre à laisser ses chaussettes au coin du feu, à les remplir de cadeaux la nuit et à se lever le matin en feignant la grosse surprise. Rien ne lui était jamais tombé tout cuit et il avait compris très tôt qu'il faut mettre l'œuf dans le cul de la poule si on veut pouvoir faire des omelettes.
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mercredi 19 septembre

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Roman - Thriller

Vanilla Ride

Tueur à gages - Mafia MAJ lundi 25 octobre 2010

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 19,9 €

Joe R. Lansdale
Vanilla Ride - 2009
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Bernard Blanc
Paris : Outside, octobre 2010
240 p. ; 22 x 15 cm
ISBN 978-2-7538-0647-4
Coll. "Thriller"

Le grand retour de Hap Collins et Leonard Pine

C'est d'abord l'histoire de Gadjet, une adolescente qui découche, qui se shoote et qui dérouille par les bonnes grâces de son petit ami de dealer dans une caravane envahie par les cafards, et qui pue la pisse et la merde. Là-dessus, son père fait appel à Hap Collins et à Leonard Pine pour la ramener au bercail. Des dérouillées, du sang, des têtes éclatées et de la drogue évaporée dans les toilettes plus tard, les deux compères ont accompli une mission qui va encore plus les entraîner dans un bain de sang meurtrier, à la poursuite du rejeton d'un repenti de la Dixie Mafia, qui s'est fait la malle avec une très belle Noire et un magot conséquent. Seulement, une horde d'assassins et autre tueuse à gage, incarnée par l'éblouissante Vanilla Ride, en ont décidé autrement. Mais Hap et Leonard, s'ils s'entêtent à faire du mauvais esprit et des jeux de mots foireux, s'ils traversent des phases pénibles, n'ont qu'une seule parole...
Joe R. Lansdale remet en scène son duo invertébré et invétéré Hap Collins et Leonard Pine. Les deux hommes sont de pures têtes brûlées comparables par certains aspects à la clique de Dortmunder (le cambrioleur au karma qui frôle le zéro absolu, imaginé par Donald E. Westlake). Dans une succession de très courts chapitres visuels, à travers une intrigue linéaire aux multiples rebondissement, Lansdale multiplie les bons mots et les gros mots. Les personnages passent leur temps à dégommer des têtes, à tâter de l'alligator mort, à boire du Dr Pepper et à se regarder en chiens de faïence. Et, en quelques lignes, se dégage une noirceur profonde. Lansdale nous prend à contre-pied. Et on se dit que c'est un sacré gaillard. Un bien divertissant roman pour habitués de la série ou pas dans une toute nouvelle maison d'édition (une raison de plus...).


On en parle : La Tête en noir n°147 |Carnet de la Noir'Rôde n°46 |La Vache qui lit n°132 |Alibi n°1

Citation

Tabasser les gens et leur sortir la merde du cul, ça me file la dalle. Pas toi ?

Rédacteur: Julien Védrenne dimanche 24 octobre 2010
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