Los Angeles Noir

Jamais on ne s'est trahis les uns les autres. Pas une fois. Aucun d'entre nous, durant toutes ces années. Ce n'est pas maintenant que je vais commencer.
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Nouvelle - Noir

Los Angeles Noir

Social MAJ mardi 30 novembre 2010

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 22 €

Denise Hamilton et le cinéma des anges

Sous la direction de la romancière Denise Hamilton, des auteurs de Los Angeles - beaucoup sont également journalistes au fameux Los Angeles Time, et l'on se doute qu'ils ont des choses à raconter -, ont écrit sur la ville comme il est de coutume dans la collection héritée de Akashic Books chez Asphalte, qui a déjà visité Paris et Londres. Première immersion sur le Nouveau continent, en compagnie d'auteurs éclectiques et à la renommée variable, mais qui réusissent à tenir leur pari : coller à la thématique, ajouter ce qui fait leur spécificité, et obtenir un ouvrage unitaire, qui se lit d'une traite ou pas - il est quand même conseillé de faire quelques pauses. Les nouvelles sont inégales, mais l'on se réjouit de la grande quantité de celles de qualité.
Los Angeles se doit d'inspirer et de montrer sa communauté multi-ethnique. Ce n'est sûrement pas un hasard si dès les quatre premières nouvelles, on se retrouve confronté à quatre mondes qui sont autant de points cardinaux : le Blanc de souche (Michael Connelly), l'Afro-Américain (Emory Holmes II), le Coréen d'adoption (Naomi Hirahara) et le mafieux chinois (Denise Hamilton). Et la déclinaison ne s'arrête pas là, même si le melting pot a du mal à se faire. Le recueil démarre sur les chapeaux de roue dans Mulholland Drive, avec un Michael Connelly classique mais efficace sauf à la conduite dans les virages. Il nous emmène dans les lieux mythiques de la cité des Anges, à la rencontre de stars oubliées au coin du Sunset Boulevard, fait ressurgir l'ombre planante de Columbo, mais aussi celles de gens ordinaires. Et s'il ne faut oublier Raymond Chandler et son détective autochtone Philip Marlowe (Denis Hamilton en parle dans son avant-propos), nos auteurs y rajoutent une touche doublement russe, qui en citant Tolstoï, qui en rendant hommage à Soljenitsyne... Et puis, le recueil se termine de façon cataclysmique avec "Apparences", de Diana Wagman. Et pourtant, avec une future hôtesse de l'air (ou personnel naviguant) et une valise, on s'attendait à voyager agréablement vers d'autres cieux et non pas à rester à quai sanglant... Nul doute qu'Asphalte y remédiera !

Ndr - L'anthologie comporte les nouvelles :
Partie I - Flics et voleurs : "Mulholland Dive", de Michael Connelly, "Numéro 19", de Naomi Hirahara, "Une époque dangereuse", de Emory Holmes II & "Minuit dans la Silicon Alley", de Denise Hamilton.
Partie II - Hollywoodlandia : "La Méthode", de Janet Flitch, "90210 Morocco Junction", de Patt Morrison, "Passée la trentaine", de Christopher Rice & "Lazare à Hollywood", de Héctor Tobar.
Partie III - À l'est de La Cienega : "Le Golden Gopher", de Susan Straight, "La Clochette", de Jim Pascoe, "City of Commerce", de Neal Pollack, "La Partie de pêche d'Ivan Denissovitch", de Lienna Silver & "Roger Crumbler", de Gary Philipps.
Partie IV - La Gold Coast : "Celle qui avait embrassé Columbo", de Scott Phillips, "Liens de sang", de Brian Ascalon Roley, "When the ship comes in", de Robert Ferrigno & "Apparences", de Diana Wagman.


On en parle : Alibis n°37 |Carnet de la Noir'Rôde n°46

Citation

Une vie comme celle-là était, ainsi que l'avait fait remarquer Tolstoï dans Anna Karénine, trop heureuse pour constituer vraiment une histoire.

Rédacteur: Julien Védrenne vendredi 24 septembre 2010
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