Les Cigales ne passent jamais l'été

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vendredi 16 avril

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Roman - Policier

Les Cigales ne passent jamais l'été

Vengeance - Urbain MAJ mardi 01 juillet 2014

Note accordée au livre: 2 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 14 €

Wladimir Pandolfo
Paris : Bruit blanc, avril 2014
200 p. ; 20 x 12 cm
ISBN 978-2-919402-26-7
Coll. "Bruit noir"

Plus laid le passé

Depuis Le Comte de Monte-Cristo, la ville de Marseille est associée à l'idée de vengeance, une vengeance qui tire bien évidemment ses origines dans le passé. C'est encore le cas avec ce roman qui oscille, dans sa narration, entre 1995 et le présent. Tout commence avec Gabriel, un homme qui vit une ébauche d'idylle avec sa voisine Clara, mais cette dernière est surprise lorsqu'il reçoit une demande d'amitié sur Facebook d'Aurélie, son premier amiour, censée être morte depuis quinze ans. Quelques jours plus tard, Gabriel lui envoie un butal message de rupture et disparaît. Clara est à ce moment-là à Marseille pour un reportage alors elle décide de profiter de l'occasion pour travailler sur le passé de Gabriel, qui a vécu dans cette ville. En parallèle, nous suivons la vie de Gabriel, dans les années 1990, coincé dans des petits trafics avec des truands de plus haute volée. C'est alors qu'il croise Aurélie dont le père est un pauvre homme qui possède des terrains convoités par des promoteurs immobiliers. Gabriel et Aurélie s'acoquinent avec les promoteurs mais Aurélie et son père finiront leurs jours dans leur maison incendiée.
Comme souvent, dans les histoires de vengeance, les motivations des personnages sont rapidement évidentes. De plus l'aller-retour entre le présent et le passé crée parfois des redites sur ces mêmes motivations et les trajectoires des personnages. L'enquête de Clara revient sur des événements passés dont on aperçoit les éléments lors de flash-backs. À cette intrigue principale s'ajoute une histoire secondaire avec des bijoux cachés et un enfant bâtard conçu lors d'un passage dans nos colonies asiatiques, ce qui, avec des prostituées, des hommes de main et des promoteurs véreux, renforce bien le côté Plus belle la vie de la cité phocéenne, autre élément culturel aussi important aujourd'hui que les traces du roman d'Alexandre Dumas. C'est ainsi que Wladimir Pandolfo construit, sans fioriture, une histoire classique aux rebondissements et aux personnages classiques. Il manque un brin de folie, une once de noirceur ou une tournure stylistique pour faire de ce roman un moment agréable de lecture, et le sortir de la masse de ses congénères.

Citation

Encore sous l'effet de la drogue, ses pensées avaient été confuses quant elle avait tapé, au petit matin, contre le rideau de fer du Déserteur, Pablo lui avait ouvert dans un demi-sommeil, elle avait fondu en larmes dans ses bras.

Rédacteur: Laurent Greusard vendredi 20 juin 2014
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