Un escalier de sable

Martin savait que tout ce qui se passait à Tarsac était l'œuvre d'un villageois. Ou de plusieurs. Le bourg ne connaissait pas de délinquance extérieure ou itinérante. Les rares incivilités étaient commises par des autochtones. Les seuls meurtres étaient perpétrés par l'un des leurs. Ils vivaient en vase clos. On naissait et mourrait à Tarsac. Et on y faisait ses conneries. Mais qui, cette fois ?
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Roman - Noir

Un escalier de sable

Anticipation - Guerre MAJ jeudi 15 mars 2012

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 19 €

Benjamin Legrand
Paris : Le Seuil, janvier 2012
276 p. ; 23 x 14 cm
ISBN 978-2-02-107228-0
Coll. "Roman noir"

Actualités

  • 25/07 Prix littéraire: Sélection Interpol'art 2012
    La ville de Reims accueillera du 12 au 14 octobre prochain le 7e festival Interpol'art à la Demeure des comtes de Champagne. On commence à cerner les grandes lignes d'une édition placée sous le double-parrainage de Michel Quint et de Sokal. Le premier est connu pour ses romans noirs, sociétaux à l'écriture affinée, le second est lui surtout connu pour être le père de canard privé au karma le plus boiteux de la terre, Canardo.
    La sélection du Prix Interpol'art a été dévoilée hier. En attendant le résultat des votes attendu le 13 octobre, en voici le détail.

    Sélection Interpol'art 2012 :
    - Freaky Fridays, de Brigitte Aubert (La Branche, "Vendredi 13") ;
    - Hilarion, l'énigme des fontaines mortes, de Christophe Estrada (Actes sud) ;
    - Les Violents de l'automne, de Philippe Georget (Jigal, "Polar") ;
    - Un escalier de sable, de Benjamin Legrand (Le Seuil, "Roman noir") ;
    - Black blocs, d'Elsa Marpeau (Gallimard, "Série noire") ;
    - Arab jazz, de Karim Miské (Viviane Hamy, "Policier").

    Une sélection très portée sur l'écriture avec des ouvrages pour la plupart portés sur le noir et le sociétal. Certains vont s'arracher les cheveux...
    Liens : Les Violents de l'automne |Black blocs |Arab jazz |Brigitte Aubert |Philippe Georget |Benjamin Legrand |Elsa Marpeau |Karim Miské |Michel Quint | Sokal

Drôle de guerre

Futur proche. Désert africain. Al-Jannah, village presque détruit par de nombreuses guerres, à moitié vide. En face, un campement de l'OTAN. Des forces françaises, allemandes et italiennes. Les Français sont dans le camp Oasis 1. La chaleur est insupportable. L'attente aussi, car personne ne sait ce qu'il fait là. Il y a bien le chantier de reconstruction d'un pont en cours que les militaires doivent protéger, une "mission d'interposition", comme on dit dans le jargon, mais cela semble bien mince. La routine vole en éclat lorsqu'un sniper commence à tuer les militaires, avec régularité et efficacité (un par jour, de loin, avec une seule balle à chaque fois). Le commandement ne sait que faire – pression politique oblige – les sous-fifres angoissent – baptême du feu oblige – alors que l'étonnante lieutenant Sophie Devarrieux ne demande pas mieux que d'investir la ville pour aller chercher le tueur embusqué. En l'absence de revendication, l'attente, rythmée par les cadavres, va mettre le camp en ébullition.
Roman de guerre en temps de paix, Un escalier de sable change radicalement de ton par rapport au Cul des anges, précédent et excellent roman de Benjamin Legrand chez le même éditeur. L'homme, à travers cette légère anticipation, explore quels pourraient être les enjeux de futures guerres, dans un roman au faux rythme, marqué par de belles descriptions. Les choses s'accélèrent en fin de livre, avec un dénouement "cataclysmique" qui marque bien l'absence de scrupules d'une partie de nos congénères.


On en parle : L'Indic n°11

Nominations :
Prix Interpol'Art "Roman" 2012

Citation

On aurait dit les stigmates du Christ. Et pourtant, il avait la sale impression que, dans ce désert, on était loin de Lui, et de Yahvé, d'Allah et de tout paradis promis par des divinités somme toute assez récentes.

Rédacteur: Christophe Dupuis lundi 19 mars 2012
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