Prix Intramuros 2011

Sa bouche s'ouvre et se ferme pour prononcer les mots que personne n'entendra jamais. Des mots décombres.
Sylvie Cohen - La Splendeur des égarés
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

Tu entreras dans le silence
Lorsque les soldats français partirent au combat, en 1914, c'était avec la certitude de rentrer rapid...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

mercredi 01 avril

Contenu

Prix Intramuros - 2011

MAJ 23 juin 2011

Historique du prix

Le prix Intramuros a été créé en 2005 dans le cadre du festival Polar & Co de Cognac. Sa particularité est d'être attribué par un jury dont les membres sont incarcérés dans les établissements pénitentiaires de la région Poitou-Charentes (Bédenac, Niort, Rochefort, Saintes, Angoulême et Saint-Martin-de-Ré). Au mois de janvier, les détenus de ces établissements se constituent en un comité de sélection à qui est proposé une dizaine d'ouvrages. Ils devront en choisir six, dont la liste est rendue publique au mois de mars, parmi lesquels sera désigné le lauréat. Son auteur reçoit sa récompense au mois de juin. La veille de la remise du prix, les six auteurs dont les ouvrages ont été sélectionnés vont à la rencontre des lecteurs détenus au cours de la "journée Intramuros". À noter que les jurés élisant le lauréat n'ont pas forcément fait partie du comité de sélection.
Palmarès :
- 2008 : Karine Giebel pour Les morsures de l'ombre (Fleuve Noir)
- 2007 : Peter May pour Cadavres chinois à Houston (Le Rouergue)
- 2006 : Jean-Paul Delfino pour Dans l'ombre du Condor (Métailié)
- 2005 : Bob Garcia pour Le Testament de Sherlock Holmes (Le Rocher)

Sélection et palmarès 2011

Le 7e prix Intramuros a été décerné à l'issue des "Journées Intramuros", les vendredi 17 et samedi 18 juin. Ce sont pas moins de neuf auteurs de polars qui se sont déplacés à Cognac à cette occasion : les six dont les romans avaient été sélectionnés par le comité de lecture mais aussi Karine Giebel, lauréate en 2008 pour Les Morsures de l'ombre, Tony Cossu, lauréat l'an passé pour Taxi pour un ange (jadis grand nom du banditisme français, il a commencé à écrire pendant sa détention ; il se consacre entièrement à cette activité depuis sa libération) et Mako, le dessinateur à qui l'on doit l'affiche du prix, qui avait été récompensé en 2010 par le prix BD "one shot" pour son album Dernière station avant l'autoroute.
Six établissements pénitentiaires ont participé à ce prix : la maison d'arrêt d'Angoulême, le centre de détention de Bédenac, la maison d'arrêt de Rochefort et de Saintes, et les maisons centrales de Saint-Martin-de-Ré. Les lecteurs détenus devaient élire l'un des six romans suivants :
- Les Chiens du paradis, de Jérôme Fansten (Anne Carrière)
- Franco est mort jeudi, de Maurice Gouiran (Jigal)
- L’Homme qui aimait les tueurs, de Bernard Boudeau (In Octavo)
- Ne cherche pas à savoir, d’Erik Wietzel (XO)
- Parce que le sang n'oublie pas de Pascal Vatinel (Le Rouergue)
- Le Pays oublié du temps, de Xavier-Marie Bonnot (Actes Sud)

C'est le roman d'Erik Wietzel Ne cherche pas à savoir qui a eu les faveurs du jury. L'auteur a reçu sa récompense - un trophée signé Ceb et une carafe de cognac "1795" du Baron Otard - le samedi 18 juin, lors d'une soirée de cérémonie à laquelle assistaient, entre autres, des jurés qui avaient obtenu une autorisation de sortie exceptionnelle. L'ouvrage primé pourra, maintenant, arborer un fier bandeau portant mention du prix...

Par Isabelle Roche

Pied de page