Goald Coast

La note que j'ai reçue n'est pas très claire. Toujours est-il que les planteurs sont inquiets. Certains, la plupart d'après cette note, ont toujours une arme à portée de main. Ils craignent pour leur propre sécurité, celle de leur famille, de leurs biens... Une situation bien difficile dans les circonstances actuelles.
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vendredi 20 juillet

Contenu

Roman - Noir

Goald Coast

Mafia - Assassinat MAJ jeudi 22 juillet 2010

Note accordée au livre: 4 sur 5

Poche
Réédition

Tout public

Prix: 8,5 €

Elmore Leonard
Goald Coast - 1980
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Fabienne Duvigneau
Paris : Rivages, juin 2010
266 p. ; 18 x 11 cm
ISBN 978-2-7436-2118-6
Coll. "Noir", 786

Notions de fidélité

Karen DiCilia est une femme comblée mais qui s'ennuie. Son mari est le plus volage des maris, et il ne rigole pas avec la notion de fidélité quand il s'agit de sa femme ("Une épouse est fidèle à son mari, elle lui doit obéissance. C'est dans la Bible."). Aussi, quand elle lui annonce son intention de le tromper la regarde-t-il d'un sale œil avant de passer l'arme à gauche quelques temps plus tard. Et voilà qu'à la lecture du testament, Karen DiCilia apprend qu'elle devra rester fidèle à son défunt mari si elle tient à ce que la holding qui gère le patrimoine de feu Franck DiCilia lui verse un salaire mensuel, et qu'elle puisse garder sa luxueuse propriété sur les hauteurs de Detroit. Voilà un testament bien étrange. Sauf qu'il a été écrit par Franck DiCilia, le parrain local. Et que certains de ses amis vont se faire un malin plaisir de faire respecter les dernières volontés. Parmi eux, Roland et son chapeau de cowboy Ox Bow, tueur cent fois ni loi, brute épaisse de première, qui veut le beurre, l'argent du beurre et surtout la crémière qui a un corps de rêve. Arrive alors Cal MacGuire, charmeur de dauphins, tête un peu brûlée et grand amateur de dollars.
L'intrigue de Gold Coast est propice à de nombreux rebondissements qui évidemment ne font pas défaut. Elmore Leonard nous plonge également dans la communauté cubaine locale avec des individus louches mais pas trop, le cœur sur la main et les oreilles scotchées aux murs. Les bras se tordent, les têtes encaissent, les flingues sortent et crachent. Et les flics dans tout ça ? Ils ne bougent pas. Seule une Karen DiCilia qui souhaite redevenir Karen Hill, femme à poigne et aux idées bien arrêtées, aura les derniers mots : "Je suis très contente de t'avoir connu. Maintenant dégage." Une histoire à l'humour cinglant, mais qui en gardant une part trouble et d'ombre sur son héroïne lui confère un statut noir bien particulier.

Citation

Votre Honneur, ça c'est votre opinion. Seulement, les opinions, c'est comme les trous du cul, tout le monde en a.

Rédacteur: Julien Védrenne mercredi 21 juillet 2010
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