L'Oiseau de mauvais augure

- Peut-être est-ce ma façon de rembourser ma dette, dis-je. - Quoi ? - La dette dont vous avez parlé. Celle que j'ai envers le journalisme. Peut-être que c'est comme ça que je vais la rembourser.
James Siegel - Storyteller
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mercredi 18 septembre

Contenu

Roman - Policier

L'Oiseau de mauvais augure

Vengeance - Assassinat MAJ lundi 09 août 2010

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 22 €

Camilla Läckberg
Olyscksfågeln - 2006
Traduit du suédois par Lena Grumbach, Catherine Marcus
Arles : Actes Sud, mai 2010
363 p. ; 24 x 15 cm
ISBN 978-2-7427-9106-4
Coll. "Actes Noirs"

À consommer avec modération

Tanumshede, petite ville de Suède, s'apprête à accueillir une émission de télé-réalité. Les potentats locaux espèrent bien des retombées économiques avec cette mise en avant médiatique, la police devant assurer le service d'ordre pour éviter tout débordement. Erika Falck s'occupe de sa sœur et par la même occasion de ses neveux tout en gardant en ligne de mire son mariage avec l'inspecteur Patrick Hedström. La nouvelle enquêtrice Hanna Kruse, tout fraîchement nommée dans la ville, entretient des relations énigmatiques avec son compagnon, psychologue auprès des jeunes participants de l'émission susnommée. Une femme meurt dans un accident de voiture, et la police découvre dans son sang un taux d'alcoolémie anormalement élevé pour une femme qui, selon ses proches, ne buvait jamais.
Puis une des jeunes participantes de l'émission est assassinée, son corps abandonné dans une benne à ordures. La police locale a donc du pain sur la planche et Patrick Hedström travaille nuit et jour, sans répit pour se consacrer aux préparatifs de son futur mariage. Il apprend que l'automobiliste défunte avait quitté son mari pour vivre avec une femme, que d'autres morts au volant comportent des similitudes avec cet accident.
Camilla Läckberg s'attache à la description d'une galerie de portraits très réussie, du politicien local aux jeunes adolescents transformés en bêtes de cirque pour les besoins de la télévision, au mari délaissé ; de la veuve lesbienne à la sœur dépressive, touchée par un traumatisme dont on ne se remet que difficilement. Elle rend magistralement vivante cette bourgade avec ses habitants aux destins différents et banalement humains.
Cependant, pourquoi ressortir une histoire vieille de plusieurs décennies, qui tombe du ciel, dont personne n'a jamais entendu parler pour résoudre les différents assassinats ? Du coup, les trois cent vingt premières pages semblent s'évanouir et toute la construction du roman avec. Les quarante dernières pages se lisent avec amertume et sans intérêt car la facilité dans laquelle verse l'auteur prend le dessus et laisse coi. En effet, toutes les pistes précédemment suivies par Patrick Hedström s'évanouissent en un claquement de doigt et laissent la place à un dénouement venu d'on ne sait où. De quoi se sentir lésé et s'interroger sur l'enthousiasme que provoque le roman de Camilla Läckberg.


On en parle : Alibis n°36

Citation

Ce que je sais, c'est que la statistique montre que plus il faut de temps pour résoudre une affaire, plus l'espoir d'y arriver diminue.

Rédacteur: Axelle Simon dimanche 18 juillet 2010
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