Le Credo de la violence

Et elle se remet en position de yoga, révélant son entrejambe pulpeux, fruit fragile sous la petite culotte rouge, la couleur de San Fancón, et des poils noirs et raides sortant de l'élastique du tanga. La China aurait pu coter ses poils en bourse.
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Roman - Noir

Le Credo de la violence

Western MAJ mercredi 25 août 2010

Note accordée au livre: 5 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 19 €

Boston Teran
The Creed of Violence - 2009
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Franck Reichert
Paris : Le Masque, août 2010
250 p. ; 23 x 14 cm
ISBN 978-2-7024-3456-7

Du grand western

Amérique, début du siècle dernier : "On était en 1910 et le chaos régnait tout au long de la frontière du Texas." Deux hommes, chacun d'un côté de la loi. Rawbone, pseudonyme emprunté à un boxeur alors qu'il était encore adolescent (époque où il tua son premier homme), violent, sans foi ni loi. John Lourdes, mère espagnole, père criminel qui les a abandonnés très tôt, et qui a décidé d'anéantir son père le jour où il le retrouverait. Rawbone se fait serrer par les fédéraux dans un camion volé – et rempli d'armes – qu'il s'apprêtait à aller vendre aux insurgés mexicains. Il négocie son immunité (il est très fort) en l'échange de noms "d'individus ou de groupes susceptibles de nuire à la sécurité nationale" qui sont au Mexique. Le BOI (l'ancêtre du FBI) charge un homme de l'accompagner, c'est Lourdes, pas le mieux préparé pour ça, pensent ses supérieurs, mais il est parfaitement bilingue. Les deux hommes montent à bord du camion volé. Rawbone ne sait pas qui est Lourdes, mais Lourdes, lui, sait qui est Rawbone : il vient de retrouver son père !
"Il se produit parfois des choses qu'aucune des lois que nous connaissons ne saurait expliquer […]. Et elles emportent leur foutu secret jusque dans notre tombe."
Le Credo de la violence est un western sec et tranchant. Avec une écriture nette et précise, plus axée sur la psychologie des personnages (le début est homérique) que sur les descriptions (ce qui renforce la puissance du roman), Boston Teran nous emmène dans un Mexique où la révolution gronde et où les intérêts économiques américains (ce bon vieux pétrole) doivent "être protégés". C'est une œuvre forte, qui marquera cette année polar.


On en parle : Alibis n°38 |La Tête en noir n°146

Nominations :
Prix Nouvel Obs BibliObs du roman noir étranger 2011

Citation

Les Mexicains ne sont jamais qu'une cible pour l'exercice. Ces garçons sont descendus ici pour s'entraîner avant la guerre qui va bientôt se déclarer en Europe contre le Hun et sa ritale de pute. Si les soldats ont besoin de s'entraîner au tir sur quelqu'un, quoi de mieux que des peones crasseux et ignares ?

Rédacteur: Christophe Dupuis jeudi 15 juillet 2010
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