Le Contour de toutes les peurs

Des années, des années s'écoulèrent, ramenant les mêmes occupations, les mêmes divertissements, les mêmes ennuis. Il vécut des jours, des milliers de jours, tous pareils, tous monotones. Après chaque repas sa pipe, chaque soir son journal, chaque semaine sa femme.
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Roman - Noir

Le Contour de toutes les peurs

Psychologique MAJ samedi 20 décembre 2008

Note accordée au livre: 3 sur 5


Inédit

À partir de 14 ans

Prix: 7,5 €

Guillaume Guéraud
Rodez : Le Rouergue, septembre 2008
126 p. ; 17 x 12 cm
ISBN 978-2-84156-949-6
Coll. "DoAdo Noir"

Chronique

Clément rentre chez lui. La porte d'entrée est ouverte, il ne se méfie pas. Des toilettes, il entend du bruit dans le bureau de sa mère. Un homme en achève le saccage. Tétanisé, Clément n'ose un geste. L'homme se retourne. Leurs regards se croisent et cela devient sauvage. Une violence sans retenue envahit tout l'espace du roman. Avant de retomber brutalement pour nous permettre d'apprendre qu'en fait, c'est la mère de Clément que l'agresseur attendait. Ils l'attendent donc. L'agresseur se calme, s'intéresse aux résultats scolaires de Clément.
Puis de nouveau la violence surgit: l'agresseur se livre à une automutilation effrénée. Son trop-plein déversé, il s'en va, abandonne l'ado sur le sol du bureau. Retour de la mère. Tout s'explique alors : avocate, elle a défendu la femme de cet homme au moment où elle le quittait, emmenant avec elle leur fille, qu'elle tuait quelques mois plus tard parce que ses pleurs l'agaçaient.
On ira jusqu'au procès dans ce livre coup de poing, qui ne demande qu'incidemment si les crapules ont ou non droit à une défense digne de ce nom. Car une lame de fond emporte le roman : celle du désir de violence. Question qui paraît n'admettre aucune réponse. La violence est, c'est tout. Une sorte de massacre des Innocents. Et puis rien, c'est fini, Clément reprend pied, l'agresseur est sous les verrous. À la fin, un choc: le roman ne pointe rien. Si, peut-être : que tout peut aisément retrouver son état initial - fragile.

Nominations :
Prix Littéraire des Lycées Professionnels du Haut-Rhin 2009

Citation

Quand on est petit, on a peur du noir et du loup et d'un tas de conneries de ce genre. Après, ça passe. Parce qu'après il y a pire.

Rédacteur: Joël Jégouzo mardi 07 octobre 2008
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