Les Lumières de la ville ne s'éteignent jamais

Il n'y a plus que nous quatre. Tu ne peux pas voir, bien sûr. Tu ne peux plus bouger. Mais il n'y a plus que nous quatre.
Louise Mey - Embruns
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jeudi 19 juillet

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Nouvelle - Noir

Les Lumières de la ville ne s'éteignent jamais

Social MAJ jeudi 22 avril 2010

Note accordée au livre: 4 sur 5

Poche
Réédition

Tout public

Prix: 6 €

José-Louis Bocquet
Paris : Le Masque, mars 2010
250 p. ; 18 x 11 cm
ISBN 978-2-7024-3486-4
Coll. "Masque jaune", 2526

Les contes défaits de José-Louis Bocquet

Il y a dans ces nouvelles de José-Louis Bocquet une unité froide et noire qui se dégage. L'ouvrage commence tel un roman pour se conclure pareillement. Si l'on dénombre neuf nouvelles, la première – qui donne son nom au recueil – et la dernière sont deux novellas. Ainsi se dessine un sentiment de continuité. Le lecteur fait corps avec non pas des récits mais une histoire : celle de gens qui ont tout pour mener une vie heureuse ou pas si malheureuse que ça et qui se retrouvent confrontés à un écueil qu'avec toute la meilleure volonté du monde ils ne pourront éviter ; et qui s'en sortent au mieux détruits. José-Louis Bocquet à travers ces tranches de mort s'ingénie à bien décrypter le moment fatal où tout bascule. Du rose au noir. Ici c'est l'amourette d'un provincial avec une jolie black sous les yeux d'un vigile jaloux, là c'est un huis-clos après un braquage de banque au niveau d'un pont et d'un embouteillage de voitures dans lesquelles se dénouent divers drames – Short Cuts à la Altman -, et aussi là un gars sorti d'une arrière-boutique pour devenir un sex-toys-symbol drogué qui va péter les plombs. Ces nouvelles ne sont pas inédites. Loin s'en faut. Elles ont été écrites sur une décennie à partir de 1998. Tout juste si elles ont été revisitées pour cette édition. Ce qui est dommage, c'est qu'il n'est nulle part fait mention de leur première publication. Le lecteur aguerri aura reconnu ici et là certaines nouvelles. Comme celle qui a fait partie de l'hommage au Dogs chez Krakoen. Un petit travail éditorial de précision n'aurait pas nui à l'ensemble. Cette omission n'enlève rien aux qualités littéraires de José-Louis Bocquet, qui prennent toutes leurs dimensions dans ces formes courtes. Et c'est ainsi que l'on devient Masque de l'année.

NdR - Le recueil comprend les nouvelles suivantes : "Les Lumières de la ville ne s'éteignent jamais", "Saïda", "Poison In My Heart", "Chassé-croisé", "Après coup", "Couverture", "Le Banquet de Merlin", "Un conte du facteur" & "Le Soleil se lève à l'Ouest".


On en parle : La Tête en noir n°144

Citation

Je rêve peut-être la cavalcade dans l'escalier mais je reconnais le son du premier coup de feu. Ensuite, il y a la pétarade. La voix grave et sonore dans le haut-parleur s'est tue. J'attends un dernier cri qui ne vient pas.

Rédacteur: Julien Védrenne lundi 19 avril 2010
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