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jeudi 17 octobre

Contenu

Roman - Policier

Mon petit coin du monastère

Économique - Social - Assassinat MAJ dimanche 18 avril 2010

Note accordée au livre: 2 sur 5

Poche
Inédit

Tout public

Prix: 12,9 €

Bei Bei
Postface de Françoise Naour
Traduit du chinois par Françoise Naour
Paris : Gallimard, mars 2010
94 p. ; 18 x 12 cm
ISBN 978-2070128549
Coll. "Bleu de Chine"

Dans les ouatères d’une République Populaire Capitaliste…

Les ouatères du monastère du Dragon. Cent mètres carrés. Le narrateur s'y est installé avec le titre officiel d'hygiéniste. Un petit commerce qui lui permet de se nourrir convenablement, voire de gagner quelque argent au noir : notre homme vend en sus les feuilles de papier qu'une clientèle convertie aux règles du capitalisme convoite dans la plus grande précipitation. Une vie somme toute modeste, à guetter le client imprévoyant. Une vie tranquille mais de looser déjà, dans cette Chine éveillée aux pratiques libérales les plus audacieuses – les moines du monastère du Dragon en offrent un bel exemple, qui thésaurisent leurs traditions avec talent. Jusqu'au jour où débarque son vieux copain de collège, Mi Weicang. À quelques vingt années de distance, ce dernier n'a pas trop changé. Toujours aussi envahissant, il s'installe à demeure, prétextant une mauvaise passe dans ses affaires, internationales of course. Peu enclin à lui demander des comptes, notre hygiéniste s'inquiète tout de même d'un hébergement parti pour durer. Et d'un ami qui sait tout de lui... Inquiétude qui prend un tour inquiétant : des affiches lui révèlent bientôt que son ami est recherché pour meurtre. Le dénoncer ? À quoi rester fidèle, dans cette République Populaire Capitaliste ? Très enjoué, ce petit roman plaisant traverse l'histoire de la Chine à grandes enjambées, des commémorations désuètes aux commandements absurdes, pour nous offrir la vision d'une Chine chamboulée, dont les valeurs ancestrales ne retiennent plus l'esprit que d'occidentaux en souffrance d'exotisme.

Citation

À force de me taire, je me suis dit que je n'avais plus besoin de parler…

Rédacteur: Joël Jégouzo jeudi 08 avril 2010
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