Le Collectionneur d'armes

Pas étonnant qu'autour de ce bout de gazon méticuleusement tondu se trouvent des gens qui, les sens à l'affût - surtout celui des affaires -, sont en quête de ces individus en quête de sens.
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Roman - Policier

Le Collectionneur d'armes

Économique - Mafia MAJ mercredi 27 janvier 2010

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 18 €

Pieter Aspe
Het Dreyse Incident - 1999
Traduit du néerlandais (Belgique) par Emmanuèle Sandron, Marie Belina-Podgaetsky
Paris : Albin Michel, octobre 2009
304 p. ; 21 x 15 cm
ISBN 978-2-226-19418-3
Une enquête du commissaire Van In, 5

Ce qu'il faut savoir sur la série

Pieter Aspe a signé, en 2008, la vingt-deuxième aventure du commissaire Van In. Ce personnage, iconoclaste, à l’humour caustique, avec ses désillusions et ses blessures, est le flic imparfait que ses faiblesses assumées à défaut d’être reconnues, rendent attachant. Les enquêtes qu’il mène dans Bruges et sa région le font évoluer entre luttes politiques et d’influence, prises d’intérêts, guerre entre police municipale et gendarmerie, et approcher les lourds secrets confinés entre les murs séculaires.

Van In "bouffe" du trader !

Tout commence lorsque Judith Claes appelle police secours en découvrant le corps de Patrick, son mari, le crâne entaillé. Près de lui, un pistolet à la crosse ensanglantée lui fait croire à sa mort. Le policier de garde appelle Van In, à l'humeur exécrable depuis plusieurs semaines. Avec bien des difficultés, Guido et lui arrivent sur les lieux de l'agression. Judith les reçoit et charme le commissaire. Elle explique que son mari exerce à Bruxelles la profession de trader et qu'il collectionne les armes anciennes de grande valeur. Cette collection a disparu et Patrick a certainement surpris le voleur qui l'a assommé.
Stefaan Wille est barman dans un club libertin, mais ce sont ses activités occultes qui lui permettent de vivre dans le luxe qu'il affectionne. Andreï Serov, sous couvert de la direction de deux sociétés d'import-export, est un des parrains de la mafia russe. Il a la mainmise sur une part importante du marché de l'or et du diamant à Anvers. Jean-Pierre Degruyter sort de prison, où il vient de purger douze ans pour l'assassinat d'un caissier, avec des idées de vengeance. Olaf veut devenir un écrivain à succès. L'accueil très froid, par la presse, de son premier livre, l'avait jeté dans une profonde déprime. Dans le service psychiatrique, il a rencontré Judith qui avait seize ans et des pulsions suicidaires. Patrick et Judith se livrent à des jeux étranges. Pour la punir, il l'enferme dans le bunker, sous leur villa. La fin de la punition est assortie d'un cadeau dont la valeur est proportionnelle à la durée d'enfermement. Et, pour avoir averti la police, il la claquemure…
Wille contacté par un mystérieux personnage, rachète la collection d'armes volée, avant d'être tué. Un coup de téléphone anonyme dénonce Degruyter comme l'assassin. Patrick se fait "remonter les bretelles" par Serov qui lui reproche de s'être fait dérober, avec les armes, une disquette plus que compromettante sur leurs magouilles communes. Il lui demande de "disparaître" quelques jours. C'est son garde du corps qui prendra sa place dans la maison. Hannelore, qui veut prouver ses compétences dans sa nouvelle fonction, se rend à la maison des Claes…

Avec Le Collectionneur d'armes, Pieter Aspe poursuit la traque de la bourgeoisie flamande délinquante. Cette fois, cependant, il ne s'agit pas de ces familles aux racines séculaires, mais de ces nouveaux riches issus des manipulations financières ou de la criminalité organisée.
Comme à l'accoutumée, l'auteur lie étroitement la vie personnelle des personnages avec leur vie professionnelle, et montre les répercussions de l'une sur l'autre. Qui n'a pas eu, par exemple, un collègue devenu irascible suite au mauvais sommeil généré par des enfants pleureurs ou malades ?
Dans ce roman, Pieter Aspe sert une intrigue quelque peu tarabiscotée, mais si bien ficelée qu'on adhère malgré quelques petites imperfections. Son art pour jouer avec le suspense, pour mettre en scène des rebondissements, fait accepter quelques approximations. Ce livre vaut aussi pour les nombreux à-côtés de l'enquête, les réflexions multiples auxquelles se livrent des personnages. C'est l'occasion, pour l'auteur de faire découvrir l'univers des collectionneurs d'objets confidentiels.
L'humour est toujours très présent, Pieter Aspe nous régalant de dialogues serrés, d'annotations cocasses et de situations décalées. Il use, à bon escient, du second degré, n'hésitant pas à moquer du métier de romancier et de ses "ficelles" avec, par exemple : "Pourquoi faut-il toujours qu'il y ait une femme fatale dans mes enquêtes ?" ou "On dirait un vieux nanar hollywoodien…".
Le Collectionneur d'armes, le numéro cinq de la saga, donne toujours le même plaisir à retrouver ce héros atypique et son équipe.

Nominations :
Prix Arsène Lupin 2010

Citation

L'enquête promet d'être excitante : une tentative d'homicide, un cambriolage, un suspect assassiné, une victime introuvable et sa bourgeoise qui se cache chez une amie.

Rédacteur: Serge Perraud vendredi 01 janvier 2010
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