Coupable

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lundi 24 septembre

Contenu

Roman - Policier

Coupable

Social - Assassinat - Procédure MAJ lundi 18 juin 2018

Note accordée au livre: 3 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 20 €

Jacques Olivier Bosco
Paris : Robert Laffont, février 2018
378 p. ; 23 x 14 cm
ISBN 978-2-221-19076-0
Coll. "La Bête noire"

Fatale

La lieutenante Lise Lartéguy lutte toujours contre cette "bête" qui la hante, ce besoin de violence aveugle profondément ancrée en elle. Suivant la méthode de son père pour éviter qu'elle ne sombre, elle défoule cette violence contre des coupables, d'autres monstres ayant échappé à la justice. Et c'est ce qu'elle fait en tabassant quatre violeurs particulièrement immondes. Or, cette même nuit, Pierre Boisfeuras, son protecteur au sein de la police en souvenir de son père, est assassiné, et l'un des violeurs est retrouvé égorgé... Alors que Lise Lartéguy, qui a donné libre cours à la Bête, ne se souvient de rien ! Serait-elle définitivement passée du côté obscur en devenant une vulgaire meurtrière psychopathe, ce que son père cherchait à éviter ? C'est alors que son équipe est mise sur l'affaire de deux Chinois retrouvés massacrés à coups de scalpel. Une affaire qui va ramener Lise Lartéguy à ses treize ans, lorsque son père l'avait mise dans une institution pour enfants "différents" comme elle. Et s'il rôdait dans la nuit quelqu'un d'encore pire que la Bête ?
Coupable est la suite de Brutale, qui portait bien son nom et fut autant critiqué qu'encensé. Mais cette fois, le personnage de Lise Lartéguy est déjà présenté. Il est donc inutile de commencer par de longues pages de sévices divers (au bord de l'ambiguïté de la violence jugée "juste") qui ont fait tiquer plus d'un lecteur : Jacques-Olivier Bosco s'attarde davantage sur le passé de son héroïne principale et ce qui l'a rendue telle qu'elle est (explication que l'on trouvera convaincante ou non) au cours d'une enquête qui ne brille pas par sa vraisemblance, mais garde la prodigieuse pêche typique de l'auteur, culminant dans une poursuite à moto très cinématographique qui, pour une fois, ne fera pas hurler de rire quiconque connaît un peu les deux roues. Quant à cette figure issue du passé de Lise Lartéguy, elle n'est pas sans sa propre part d'ambiguïté, même si elle clarifie le personnage de la policière, victime de sa violence autant que bourreau. S'il est suggéré que Lise Lartéguy finit par s'accommoder de ses pulsions, on se doute bien qu'elles reviendront dans un troisième volet... Qui s'en plaindra ?

Citation

Deux jeunes Chinois reposaient nus au milieu d'une immense flaque de sang. La pièce avait été dégagée : matelas, réchaud, nourriture, valises et vêtements étaient repoussés contre les murs. Ainsi, la flaque carmin où baignaient les deux corps formait un cercle parfait au cœur de la petite chambre.

Rédacteur: Thomas Bauduret lundi 18 juin 2018
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