L'Hôtel

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mercredi 19 septembre

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Roman - Policier

L'Hôtel

Huis-clos - Assassinat - Artistique MAJ jeudi 15 février 2018

Note accordée au livre: 2 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 22,9 €

Yana Vagner
Traduit du russe par Raphaëlle Pache
Bordeaux : Mirobole, octobre 2017
508 p. ; 20 x 15 cm
ISBN 978-2-37561-082-4
Coll. "Horizons noirs"

Dix petits Russes (ou presque)

Tout le monde se souvient des Dix petits nègres ( qui se transformèrent en Indiens par la grâce du politiquement correct - va savoir pourquoi c'est plus correct quand il s'agit d'un Indien...) d'une auteur un peu connue, Agatha Christie. Quelques amateurs connaissent d'autres versions ou adaptations de gens isolés, d'une petite communauté opposés à un tueur mystérieux. Jean-Pierre Andrevon, récemment, dan 9 morts par quelques nuits d'hiver , avait situé son intrigue dans un chalet perdu dans la montagne, uniquement lié au monde par un téléphérique et qui se trouvait le cœur d'une suite de crimes horribles. C'est dans ce cadre, identique, que se situe le roman de la Russe Yana Vagner. Dans un ancien lieu de villégiature communiste, devenu refuge de luxe pour des week-ends de détente, une équipe de neuf personnes (accompagnées d'un gérant du lieu) vient savourer une semaine de plénitude afin de peaufiner le tournage d'un nouveau film ou d'une série télévisée qui va jouer sur la gloire d'une actrice qui veut ainsi éviter la déchéance programmée. À peine arrivée, la petite troupe va voir disparaître, justement, cette actrice qui est tuée à coup de pointe de bâton de ski à l'extérieur de l'hôtel. Lorsque son corps est découvert, chacun commence à avoir peur, mais la vie continue, the show must go on...
Les dix premières pages sont donc une description détaillée des derniers instants de la star, coincée dans les congères de neige, soumise à son assassin, décris de manière éminemment cinématographique. Puis les cinq cents pages suivantes vont dépeindre la vie des "survivants" à l'intérieur de l'hôtel. Mais aucun ne s'occupe réellement de savoir ce qui se cache derrière ce meurtrier. Les beuveries continuent, les disputes entre les membres qui se déchirent avancent de plus belle et des comptes conjugaux se règlent. Dans cette atmosphère de fin de règne et de pénibilité, des flashbacks reviennent sur le passé des personnages et des anecdotes sur les anciens pays communistes, sur la psychologie de l'un ou l'autre des participants. Peu à peu, ces informations noient le texte et le crime sous d'autres préoccupations, tirant le texte par delà les affres psychologiques des personnages vers une sorte de parabole sur l'URSS agonisante, aux cadavres se décomposant dans les sous-sols, mais tout cela est bien tiré par les cheveux et risque de tomber des mains des lecteurs lambda attirés par les premières pages, et la quatrième de couverture.

Citation

Dehors, l'air se révéla froid et âcre, écœurant, vicié, alors même que la gare était d'une propreté de nacre et que d'imposantes montagnes plantées de sapins enneigés se dressaient derrière le bâtiment de verre et d'acier.

Rédacteur: Laurent Greusard jeudi 15 février 2018
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