Le Tueur au miroir

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lundi 20 novembre

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Roman - Thriller

Le Tueur au miroir

Tueur en série - Artistique MAJ vendredi 03 novembre 2017

Note accordée au livre: 5 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 20 €

Fabio M. Mitchelli
Paris : Robert Laffont, octobre 2017
366 p. ; 23 x 14 cm
ISBN 978-2-221-20012-4
Coll. "La Bête noire"

Le souffle de la bête (noire) dans le cou

Lorsque vous voulez écrire un roman avec des tueurs en série, il convient de trouver surtout un angle d'attaque pour éviter de foncer dans la lourdeur classique, dans le truc grossier avec bande originale hurlée par des groupes de hard metal en arrière-plan. Il suffit de décaler son point de vue, et c'est un art dans lequel excelle à présent Fabio M. Mitchelli. Après l'étonnant Une forêt obscure, il revient avec un nouveau tueur en série, mais raconté à sa façon. Tout d'abord, William R. Bradford, son tueur, dont nous allons suivre quelques exploits sanglants, a des petits manies sympathiques : il endort ses victimes, les viole après leur avoir collé des bouts de miroir et puis leur découpe des bouts de peau, là où les jeunes filles ont des tatouages. Et l'usage qu'il en fera est plus que surprenant. Mais si le roman n'était que cela, ce ne serait qu'un roman de plus. Il se trouve que notre tueur en série est également impliqué dans des parties fines qui parfois dérapent, et ses deux derniers complices sont inquiets car le tueur en série et en question a l'habitude de filmer, et il a gardé un disque dur qui contient peut-être... En tout cas, voilà des ennemis potentiels dangereux. Et puis, comme rien ne peut être simple, le tueur est surveillé par Daniel Singleton, un autre tueur en série, qui transmet les informations à une policière afin de la mettre sur la bonne piste. Pour quelle raison ? C'est en tout cas ce que se demande la meilleure amie de l'enquêtrice venue elle sur les traces de ce fameux Daniel. Et, bien entendu, chacun des protagonistes de ce petit monde est engagé dans sa propre partie d'échecs, créant son labyrinthe mental où il espère égarer ses ennemis, sa toile d'araignée personnelle, ce qui oppose les différents plans machiavéliques. C'est là, pour cet opus, que réside la force de Fabio M.Mitchelli qui transcende tous les éléments pour qu'ils s'éclairent les uns les autres ou qu'ils se contredisent, provoquant des hausses de tension chez le lecteur. Du coup, en arrière-plan, le pire des tueurs en série, Daniel Singleton, apparaît comme un manipulateur de l'ombre, (avec une fin surprenante) et l'auteur parvient à en dresser un portrit mûr qui explose en bouche. Fabio M. Mitchelli montre qu'il s'améliore au fil des romans et que son mélange entre histoires vraies qui servent de base (ici, il est question du Killer Photograph) et imagination forte (mais canalisée, dans le bon sens du terme) crée un suspense prenant et un rythme narratif enlevé. C'est un roman d'une grande force, gorgé de rebondissements, habilement construit !

Citation

Il dépouillait ses victimes de leurs bijoux après les avoir assassinées et, comme tout bon chasseur fier de ses prises, il gardait le butin, trophée attestant la suprématie de l'homme sur l'animal.

Rédacteur: Laurent Greusard vendredi 03 novembre 2017
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