Le Piège de verre

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Roman - Policier

Le Piège de verre

Historique - Énigme - Assassinat MAJ vendredi 17 mars 2017

Note accordée au livre: 5 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 20 €

Éric Fouassier
Paris : Jean-Claude Lattès, février 2017
480 p. ; 21 x 14 cm
ISBN 978-2-70-96-5841-6
Coll. "Romans historiques"

La traque d’une nouvelle arme…

Maître Barello reçoit trois hommes qui assistent à la démonstration de l'alchimiste. La flamme de chandelles est captée par un morceau de verre de sa fabrication. Il darde un rayon qui tue un chiot. Les visiteurs sont très satisfaits. Ceux-ci partis, un homme albinos sort de l'ombre, égorge Barello et pratique des incisions sur le front de sa victime. Héloïse travaille dans son préparatoire à La Vipère Couronnée, à Ambroise, quand arrive dans sa rue une litière qu'accompagnent des soldats. Ceux-ci, sur ordre de la Couronne, l'emmènent aussitôt à Blois. C'est Anne de Bretagne, la reine de France, mariée à Louis XII, qui la convoque. Elle lui révèle que trois alchimistes ont été assassinés, des lettres gravées sur leur front et qu'elle a découvert dans son psautier un parchemin portant la phrase : "Qu'En Ce Vitrail Le Lys Défaille." Le chevalier Bayard, qui guerroie en Italie, a tant vanté les mérites d'Héloïse auprès d'Anne que cette dernière compte sur elle pour élucider ces crimes et déjouer ce qu'elle pressent être une machination. Chez Maître Barello, auprès d'un serviteur, la jeune femme apprend que l'un des hommes présents ce soir-là a été appelé l'Angelot et qu'ils ont emporté un morceau de verre aux propriétés terrifiantes. Sur un chantier, un compagnon verrier connaît l'Angelot. C'est un élève prometteur de Mathurin Loiseul, un artisan-verrier, frère convers bénédictin, attaché à l'abbaye de Baume-les-Moines dans le Jura. La reine, à la lumière de ces premiers éléments, décide d'envoyer Héloïse, accompagnée d'Henri de Comballec, son capitaine des archers, sur la piste de ces verriers. Commence alors, pour la jeune femme, et le familier de la reine, une quête difficile, dangereuse sur la piste d'un machiavélique comploteur...

Éric Fouassier place l'intrigue du second volet de sa trilogie "bayardesque" quelque cinq ans plus tard, à l'automne 1503. Louis XII a épousé la veuve de son prédécesseur et prolonge les rêves d'Italie de Charles VIII. Il veut reconquérir le duché de Milan. La fine fleur de la chevalerie française est occupée à guerroyer sous ces cieux. Les ennemis ne manquent pas tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Ainsi, le complot peut être fomenté aussi bien par Ferdinand d'Aragon, l'Espagnol, par les maîtres de la Sérénissime qui jouent sur tous les tableaux, que par des princes de la cour d'Autriche qui a accueilli le fils de Ludovic Sforza...
C'est autour d'un texte énigmatique que le romancier articule et déroule son intrigue, énigme que les deux héros de cet épisode déchiffrent peu à peu en fonction de leur périple. Leur quête va les emmener dans de hauts-lieux religieux tels que Baume-les-Messieurs, Autun, Bourges, Sens, Reims... Pour renforcer la tension générée par la recherche de ces indices qui permettent de suivre le comploteur à la trace, l'auteur place un étrange individu qui s'attache à leurs pas, dont l'objet de la mission reste incertain. Est-il un soutien ou une menace qui fondra sur le couple à un moment précis ? Parallèlement, le lecteur suit la vie de Bayard et de ses compagnons d'arme, en Italie, les escarmouches, les batailles dont l'exploit fameux au pont du Garigliano. L'auteur expose les sentiments de l'un et de l'autre pour l'un et l'autre. Chaque étape de parcours est authentique que ce soit les lieux cités où les monuments et les indices sont parfaitement identifiables et visitables.
Un style enlevé, une écriture fluide, un vocabulaire relevé servent ce récit hautement documenté dans les divers domaines qu'il aborde. Après Bayard et le crime d'Amboise (Le Masque, 2013) qui avait été une excellente surprise, Le Piège de verre confirme et conforte tout l'intérêt qu'il faut porter à ces romans passionnants.

Citation

Une expression mêlée de crainte et d'expectative se peignit sur les faces des maîtres-verriers. Loiseul barra alors le O et le S sur le parchemin, puis il ordonna les lettres restantes sur une seconde ligne. Cela donnait trois groupes distincts : DC, LVV et VI.
- Sept lettres numérales... Sept lettres qui donnent 666 !

Rédacteur: Serge Perraud vendredi 24 février 2017
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