Le Père Noël assassiné !

C'est peut-être pour ça que les gens ont des amis, en fin de compte. Pas parce qu'ils les apprécient tant que ça, mais plutôt parce qu'à leurs côtés, ils se sentent un peu moins minables.
Joe Meno - Le Blues de La Harpie
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

Lovecraft Country
"Encore un machin lovecraftien", me suis-je dit in petto. Il est vrai que je suis un grand fan du maître ...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

dimanche 12 juillet

Contenu

Roman - Policier

Le Père Noël assassiné !

Fantastique - Assassinat MAJ samedi 03 décembre 2016

Note accordée au livre: 1 sur 5

Grand format
Inédit

À partir de 13 ans

Prix: 17,5 €

Kenneth Bøgh Andersen
Julemandens Død - 2013
Traduit du danois par Frédéric Fourreau
Paris : Pocket jeunesse, novembre 2016
364 p. ; 23 x 14 cm
ISBN 978-2-266-25400-7

Écrivain psychopathe

Voici un polar pour le temps de l'avent, puisqu'il débute un 1er décembre et se termine le 25. La victime en est le père Noël, qui est à la tête de l'Atelier, firme de fabrication de cadeaux qui achemine ses produits dans le monde entier (sûrement sur commande par Internet). Qui a bien pu en vouloir à un homme aussi bien intentionné ? Cette nuit-là, deux jumeaux, Frederik et Kathrine, font un affreux cauchemar. Aslan, leur chat a un comportement bizarre et se transforme en un lutin du nom d'Aruld Hildemar Torrildsøn III qui leur annonce, ainsi qu'à leur ami Jesper, que le père Noël a été assassiné. Et sur Rudalf, son renne, il les emmène au Groenland, non sans les avoir clonés pour qu'ils ne manquent pas à leurs parents. Ils font escale chez l'oncle d'Aruld, qui est terrifié d'avoir reçu la visite des "killikantzaros" (individus monstrueux non-identifiés) qui ne tardent d'ailleurs pas à le tuer. Une fois parvenus dans l'Atelier (situé quelque part dans la Voie lactée – mais relié à la Terre par La Poste, apparemment !), ils constatent qu'on y fabrique non seulement les cadeaux du père Noël mais aussi les êtres humains (et même la vie tout court, et donc la mort, autre cadeau du père Noël auquel le marketing moderne n'a peut-être pas encore pensé, espérons-le), et que les lutins y sont massacrés en masse ou réduits en esclavage. Ils ont le temps de croiser au passage le Petit Chaperon rouge (qui a échappé au massacre, dieu soit loué), avant de se trouver face avec "une créature tout de noir vêtue" (tiens, un avatar de Dark Vador) et d'être jetés dans un cul de basse fosse... sidéral.
Stop ! Parvenu à mi-chemin de ces élucubrations qui pourraient peut-être intéresser un enfant de dix ans ayant sucé la réalité virtuelle avec le lait maternel, le recenseur se demande si elles ont quoi que ce soit à voir avec un roman policier et est bien forcé de répondre par la négative. ll estime donc honnête de rendre son tablier avant que les "killikantzakos"» ne lui fassent la peau, à lui aussi, car ils semblent possédés par une soif de sang inextinguible. Cela fera une victime de moins. À la page 155, il est question d'une bibliothèque renfermant tous les livres qui n'ont pas encore été écrits. C'est l'endroit idéel pour ranger celui-ci – afin qu'il ne soit pas à la portée des âmes sensibles influençables et d'éviter ainsi bien des traumatismes indélébiles aux conséquences fatalement criminogènes.

Citation

Avec un peu de chance, ce livre-là ne sera jamais écrit

Rédacteur: Le Huron svécomane samedi 03 décembre 2016
partager : Publier dans Facebook ! | Publier dans
MySpace ! |

Pied de page