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mardi 18 septembre

Contenu

Roman - Policier

Inhumaine

Assassinat - Complot MAJ mardi 10 mai 2016

Note accordée au livre: 2 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 21,5 €

Patricia Cornwell
Depraved Heart - 2015
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Andrea H. Japp
Paris : Les 2 terres, mars 2016
496 p. ; 21 x 16 cm
ISBN 978-2-84893-241-5

Ennemie immortelle

Aux origines du roman policier donc populaire, se trouve le roman feuilleton, celui-là même qui reprenait des personnages d'un épisode à un autre, les faisait mourir, puis ressusciter selon les besoins, plongeant les héros dans des situations à chaque fois plus dangereuses. Au bout du compte, ce qui importait c'était de suivre la vie de quelqu'un et de trembler à ses côtés (peut-être est-ce là qu'il faut voir le succès aujourd'hui des émissions de téléréalité). L'un des avantages du roman feuilleton, c'est que l'on peut quitter un épisode, manquer un chapitre. En effet, plus loin dans la lecture, l'un des personnages a souvent la gentillesse de revenir sur la situation et de réexpliquer tout (cela permet aussi de gagner quelques lignes). Parfois la suspension de la réalité est telle que rien ne choque dans le roman feuilleton. Depuis quelques romans, on a la furieuse impression que Patricia Cornwell tente de remettre au goût du jour ce type d'ouvrages. Des personnages maléfiques, apparaissent, mènent des plans diaboliques, puis explosent dans leur hélicoptère avant de revenir quelques livres plus tard. Parfois, certains traversent l'Atlantique cachés dans un container ou s'amusent à semer des indices macabres sur leur route. Ici tout débute avec son héroïne, le Dr Kay Scarpetta, qui à mesure qu'elle essaie de se souvenir de qui l'a attaquée sous l'eau pense que le coupable est l'ancienne mentor et maîtresse de sa nièce Lucy dont elle a reçu une vidéo alors que cette dernière était à l'académie du FBI. Pourtant celle-ci est déclarée morte par le FBI depuis des années. Mais l'avantage du roman feuilleton c'est que les méchants savent survivre à tout et utilisent les plus étranges des déguisements...
Patricia Cornwell continue de rester fidèle à certaines de ses thématiques. C'est ainsi que son héroïne et sa nièce luttent ensemble contre le monde entier, et que les forces gouvernementales s'essaient plus souvent à élaborer des magouilles pour cacher leurs erreurs qu'à traquer les coupables et tout coup tordu est bon à prendre. L'intrigue de cette histoire est simple et s'apparente presque à une pièce de théâtre classique. Premier acte : Kay Scarpetta est envoyée sur un lieu de crime et a du mal à comprendre ce qui s'est passé. S'y ajoute la maison qui semble hantée. Deuxième acte : au milieu de sa perquisition, elle reçoit une série de messages vidéo qui montrent sa nièce des années plus tôt avec sa pire ennemie dont nous avons déjà parlé. Elle fonce chez sa nièce qui se trouve, elle, au milieu d'une autre perquisition menée cette fois par le FBI. Ce serait liée à une vieille affaire où une arme aurait disparu des tiroirs de l'agence fédérale pour finalement servir à un attentat contre un premier ministre étranger. Troisième et dernier acte : elle retourne le soir, dans la maison du crime pour découvrir des éléments encore plus étranges !
Au final, tout se recoupera, même si l'histoire ne s'achève pas totalement, laissant planer le Mal sur le prochain volet (ou sur plusieurs, selon la sainte tradition). Comme dans le prochain épisode, il y aura sûrement quelqu'un qui résumera la situation au début pour un avocat ou un policier qui débarquera dans l'affaire. Le lecteur, lui, n'est pas forcément obligé d'acheter celui-là.

Citation

Les mots 'surveillance', 'espionnage' ne cessent de surnager dans mon esprit, puisque je suis convaincue que la vidéo que je visionne a été enregistrée à son insu.

Rédacteur: Laurent Greusard mardi 10 mai 2016
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