Bäckström. Épisode 2 : celui qui terrasse le dragon

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Roman - Policier

Bäckström. Épisode 2 : celui qui terrasse le dragon

Assassinat - Procédure - Trafic MAJ vendredi 11 mars 2016

Note accordée au livre: 1 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 23 €

Leif GW Persson
Den som dödar draken - 2008
Traduit du suédois par Catherine Renaud
Paris : Rivages, janvier 2016
444 p. ; 23 x 16 cm
ISBN 978-2-7436-3459-9
Coll. "Thriller"

Voyage au bout de l'ennui

Le livre s'ouvre sur "un meurtre de poivrots tout à fait banal", découvert par un livreur de journaux somalien du nom de Septimus Akofeli. Puisque c'est Evert Bäckström en personne (pourtant parfaitement sobre, pour une fois) qui le dit, nous savons d'entrée que c'est faux. La victime est un certain Karl Danielsson, qui a certes un passé élogieux dans le domaine de l'excès de boisson (attesté par plusieurs retraits temporaires de permis de conduire, avant le définitif), mais il semble aussi avoir trempé dans pas mal de trafics, une de ses spécialités étant de revendre des factures et reçus de taxi à des gens pouvant en tirer un avantage fiscal ou autre. La dernière personne à l'avoir vu vivant – et à avoir bu avec lui pour fêter un gain savamment tuyauté au PMU – est un flic à la retraite qui se retrouve de ce fait en garde à vue. Tout baigne, bien sûr, pour Bäckström. Seuls petits problèmes : on trouve près de trois millions de couronnes dans le coffre bancaire du défunt – et il en a retiré au moins autant le jour où il a été assassiné –, et on lui a adjoint Annika Carlsson, une dure à cuire surnommée Haka pour des raisons que les amateurs de rugby comprendront. Puis le livreur noir est retrouvé assassiné et Lars Martin Johansson, le "monsieur Propre" de l'auteur, vient faire une apparition, même si c'est pour tirer sa révérence. Notons également la présence du commissaire Toivonen, qui a un vieux compte à régler avec Bäckström. C'est bien sûr ce dernier qui "mène" l'enquête, sans oublier pour autant de veiller à ses intérêts. Au prix de certains "dommages collatéraux", forcément, mais aussi au risque de se voir décorer et, en tout cas, de connaître son quart d'heure de célébrité, puisque nous sommes au pays où les salauds et les imbéciles sont rois. Qui s'étonnera, après cela, que le crime de poivrots n'en soit pas vraiment un ?
Cet "Épisode 2" tient toutes les promesses du précédent, en particulier sur les "fondamentaux", à savoir les commentaires salaces et/ou débiles de Bäckström. Le procédé est d'ailleurs étendu, dans une mesure variable, à la plupart des autres personnages, pour faire bonne mesure (pourquoi se priver d'une recette aussi éprouvée ?). Par ailleurs, le livre pullule de formules énigmatiques qui se veulent spirituelles, son élément linguistique de base (du moins en français) est le mot "putain" et le texte est fort mal relu. Ce qui ne fait qu'accentuer l'impression générale de pauvreté intellectuelle et artistique. À trop mépriser les autres (puisque l'auteur n'a que mépris pour la quasi-totalité de ses personnages)... On sait d'avance de quoi l'épisode 3 et les autres seront faits. Libre à chacun de s'abstenir.

Citation

Voilà, ils ont eu une bonne petite chose à sucer, pensa Bäckström, qui commençait à se sentir revenir à la normale. Franchement, quel pressentiment ? Et putain, comment est-ce que je vais pouvoir me débarrasser de Carlsson, pour m'en jeter enfin une bonne derrière la cravate ?

Rédacteur: Le Huron svécomane vendredi 11 mars 2016
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