Ce livre est plein d'araignées

Au premier procès, en 2009, Yacef, comprenant instinctivement le fonctionnement primitif des médias (une primitivité en rejoignant une autre), semble découvrir que, en tuant un jeune marchand de téléphone juif désargenté, il a simultanément liquidé le petit voyou qu'il était...
Morgan Sportes - Tout tout de suite
Couverture du livre coup de coeur

Coup de coeur

1994
Il est très symbolique que le troisième roman d'Adlène Meddi s'ouvre et se clôture par une scène ...
... En savoir plus

Identifiez-vous

Inscription
Mot de passe perdu ?

mercredi 14 novembre

Contenu

Roman - Thriller

Ce livre est plein d'araignées

Fantastique - Horreur-gore MAJ jeudi 29 octobre 2015

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 22 €

David Wong
This Book Is Full of Spiders - 2012
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Charles Bonnot
Paris : Super 8, septembre 2015
562 p. ; 21 x 15 cm
ISBN 978-2-37056-035-3

Mulders boutonneux contre les zombies

Le précédent roman de David Wong, un auteur qui nous dit-on est un anonyme, s'intitulait de façon mensongère John meurt à la fin puisque à la fin dudit roman le fameux John ne meurt pas. Dire qu'il en est de même concernant le titre de ce roman serait là aussi mensonger car ses pages sont truffées d'araignées. Mais il faut bien le dire, il y a également d'autres insectes de toutes sortes. Comme toutes bestioles, elles ne se cantonnnent pas dans leurs activités d'animaux, mais se livrent à une attaque en règle de l'humanité. Elles s'introduisent dans les corps et les transforment en zombies. Dans la ville où habite John (et son ami David), les éléments surnaturels s'enchaînent avec précision et les deux complices se sont faits une spécialité de s'occuper de ce genre de phénomènes. Ils sont une sorte de Mulder et Scully de la province profonde. Parfois, ce n'est pas sans inconvénient comme lorsque sous prétexte d'arrêter un monstre, John a tiré à l'arbalète en pleine rue et est contraint de suivre une thérapie. Le premier volet partait dans tous les sens et laissait le lecteur un tantinet sur sa faim. Ce deuxième volet, même s'il évoque des X-Files sous acide, est plus linéaire. Du coup, les développements, même surréalistes, s'enchaînent de manière intéressante. L'évocation tendre de ces paumés (à noter une amie du narrateur qui a perdu une main), la description de l'ennui habituel dans une petite ville de province, la facilité à accepter les bizarreries et les mondes étranges, créent un univers sympathique pour décrire la lutte de deux éternels adolescents contre des monstres de série Z. Le format est sans doute un peu long même si on peut se laisser emporter par les allers-retours speedés des personnages ou par la volonté de David Wong de monter l'action avec avions, missiles, policiers qui bloquent les routes, fuites par des portes spatiales qui téléportent d'un bout à l'autre de la ville ou flics attaqués par des araignées et qui se transforment en zombies.

Citation

Ce serait sympa si tu pouvais t'en servir pour me fracasser le crâne comme ils ont fait avec la mine. Ça arrachera peut-être l'œil bleu qui me fixe depuis l'intérieur de ma tête. Depuis les choses ont empiré.

Rédacteur: Laurent Greusard jeudi 29 octobre 2015
partager : Publier dans Facebook ! | Publier dans
MySpace ! |

Pied de page