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lundi 26 juin

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Roman - Policier

Missing : New York

Disparition - Procédure MAJ jeudi 19 mars 2015

Note accordée au livre: 2 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 21,5 €

Don Winslow
Missing: New York - 2014
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Philippe Loubat-Delranc
Paris : Le Seuil, mars 2015
304 p. ; 23 x 14 cm
ISBN 978-2-02-121311-9
Coll. "Policiers"

L'Américain errant

Don Winslow revient au thriller procédurier avec une intrigue dure et un roman qui est aussi le premier volet d'une nouvelle série. Cette enquête de Franck Decker se lit d'une traite, va à l'essentiel non sans oublier quelques détours existentiels, mais est cependant écrite tel un roman étudié en "creative writing" avec passages obligés et donc attendus, et personnages légèrement trop caricaturaux. C'est bien dommage car il y a matière. Et l'auteur ne s'y est pas trompé lui qui privilégie et de loin son personnage principal au détriment des secondaires. L'accroche est bonne et surtout d'actualité. La disparition d'une petite fille métis qui jouait avec Magique, son cheval (l'objet est d'importance car il ne sera pas révélé aux médias). Les premières pages sont d'exception dans un pur roman policier procédurier avec méthode et statistiques. Le compte à rebours commence pour Frank Decker, détruit par l'incrédulité et le désespoir de la maman et aussi dans son couple. La première sait que la police ferait le maximum dans le cas où la fillette disparue serait blanche. Sa femme, avocate, observe son couple se déliter et en veut cruellement à son flic de mari de ne pas communiquer (avec l'évidente rengaine du flic qui se demande s'il doit alors dire la vérité de ses journées horrifiques de flic entier et intègre). Malgré de gros moyens, l'affaire n'est pas résolue alors qu'une seconde vient percuter la première (là, c'est une fillette blanche dont le corps sera rapidement découvert). Aussi, parce qu'il a promis de retrouver l'enfant, Frank Decker rend son insigne, passe à la banque récupérer ses économies, à sa maison prendre une vieille voiture et subir une ultime dispute, puis part à la recherche de la vérité. Le mythe du flic esseulé qui réussit là où les autres échouent a de beaux jours devant lui. Frank Decker ne sera pas en reste. Il surfe sur Internet, découvre une piste, puis deux (mais pas trois), écarte la première au détriment de la seconde (ah ! S'il avait eu l'œil au lieu du simple flair de flic), puis débarque à New York dans le monde de la photographie (presque de charme), des maisons closes pour riches détraqués et aussi du NYPD. Une nymphomane qui s'offre à lui nue, une fliquette des mœurs désabusée qui ne peut s'offrir à un Frank Decker passé à tabac, un photographe forcément tordu, un pervers sous les verrous, un mafieux à l'ancienne et quelques petites frappes sont là pour divertir le lecteur. Sans oublier un autre flic tendance gris. Le final est à la hauteur de cette intrigue avec un héros messianique amené à revenir. Heureusement, il y a ces fulgurances que l'on a apprécié dans les romans précédents de Don Winslow. Mais là, l'impression est que le romancier américain sacrifie aux demandes de son éditeur.

Citation

Je sais qu'on ne doit jamais haïr un groupe de personnes, mais je hais les accros à la meth. Désolé, mais c'est ainsi. Les accrocs à la meth ont brûlé tant de leurs neurones que, s'ils se présentaient au Congrès, ils seraient capables de se faire élire.

Rédacteur: Julien Védrenne vendredi 06 mars 2015
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