Gravé dans le sable : Omaha Crimes

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mardi 10 décembre

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Roman - Noir

Gravé dans le sable : Omaha Crimes

Historique - Guerre MAJ lundi 01 décembre 2014

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Réédition

Tout public

Prix: 21,5 €

Michel Bussi
Paris : Presses de la Cité, octobre 2014
472 p. ; 23 x 14 cm
ISBN 978-2-258-11308-4
Coll. "Domaine français"

Actualités

  • 29/05 Édition: Parutions de la semaine - 29 mai
  • 19/03 Bibliothèque: Lectures nomades pour Michel Bussi (10)
    "Depuis cinq ans, le réseau des médiathèques et bibliothèques de la Communauté d'Agglomération du Grand Troyes propose ses Lectures nomades. Cet événement gratuit permet, chaque année, de rencontrer des comédiens, écrivains et journalistes de renom. Découvertes et émotions littéraires sont les maîtres-mots de ces rendez-vous privilégiés avec la littérature contemporaine. Trois rencontres importantes sont ainsi programmées prochainement et accessibles gratuitement (sans réservation) à la Médiathèque du Grand Troyes. Celles-ci seront animées par Gérard Meudal, journaliste au Monde des Livres et spécialiste de la littérature scandinave." Et par prochainement, on entend en avril et en mai. La Médiathèque du Grand Troyes propose ces lectures nomades en trois dates et en compagnie de trois romanciers. Si Martin Page - présent le mercredi 1er avril à 18 h 30 - et Serge Joncour - le jeudi 23 avril à 18 h 30 - ne sont pas des auteurs de littérature policière (même si par moments...), il n'en va pas de même pour Michel Bussi. Le romancier sera présent le mercredi 27 mai à 18 heures pour rencontrer son public. Nul doute que l'auteur édité aujourd'hui aux Presses de la Cité parlera de son dernier ouvrage publié en 2014, Gravé dans le sable.

    Médiathèque du Grand Troyes
    7, rue des Filles-Dieu
    10000 Troyes
    Tél. : 03.25.43.56.20
    Liens : Michel Bussi

Faust ce qu’il faust

1944. Avant le grand casse-pipe de Dunkerque, à l'insu du commandement, les soldats tirent au sort l'ordre de leur arrivée sur la plage fatidique où ils doivent faire sauter les défenses ennemies. Oscar, le gosse de riches, tire le numéro 4... Autant dire que ça équivaut à une condamnation à mort. C'est alors qu'il propose de racheter la place d'un autre avec à la clé une somme d'argent calculée sur le nombre de points qui les séparent. Et c'est Lucky le chien fou, le veinard, qui accepte : s'il y reste, la somme reviendra à Alice, sa fiancée adorée, conformément aux termes de leur contrat. Sans le savoir, les deux jeunes hommes mettent en branle une machination du destin qui durera plus de cinquante ans...
Au moins, les Presses de la Cité ont l'honnêteté de ne pas chercher à tromper le chaland : il est bien indiqué qu'il s'agit là d'une réédition du deuxième roman de Michel Bussi Omaha Crimes légèrement remaniée, comme l'auteur l'explique dans la préface. On se demande s'il y eut effectivement des professionnels de la profession pour snober ce manuscrit finalement publié chez PTC, un éditeur dit "régionaliste", et qui fût multiprimé à l'occasion de festivals... Car malgré quelques défauts - dont est conscient Michel Bussi - et quelques scories stylistiques, on trouve déjà là tout ce qui fait le talent de l'auteur du magistral N'oublier jamais : un don pour des intrigues complexes et limpides à la fois, une science de la narration sans failles, une affinité pour créer des personnages auxquels on croit du début à la fin, sans véritable "méchant", et surtout un souffle extraordinaire imprégnant un récit se déroulant tout de même sur quatre époques et hanté de personnage maginifiques de réalisme. C'est ainsi que Michel Bussi parvient à faire partager tant l'horreur de ces jeunes vies envoyées à un casse-pipe absurde que l'obsession de la justice, la mélancolie du temps qui passe et la lente érosion de la vieillesse jusqu'à une conclusion bouleversante. Bref, ce qui fait que l'on n'a moins l'impression de lire un roman que de le vivre en partageant les surprises et les émotions de ses protagonistes. Face à un tel talent, il serait bien vain de pointer quelques naïvetés, longueurs ou maladresse tant le bilan est éblouissant. Du grand art, quoi...

Citation

Tout le monde croit bien faire pendant la guerre. C'est ça le plus con...

Rédacteur: Thomas Bauduret lundi 01 décembre 2014
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