Serial Piqueur

Je n'avais pas réussi à dormir cette nuit-là, à cause de tout ce qui s'agitait dans ma tête. Je m'étais enfilé plusieurs bières et du sirop pour la toux, j'avais lu pendant des heures, mais sous mon crâne le boucan ne s'était pas calmé pour autant.
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vendredi 16 avril

Contenu

Roman - Thriller

Serial Piqueur

Tueur en série MAJ samedi 10 octobre 2009

Note accordée au livre: 2 sur 5

Poche
Inédit

Tout public

Prix: 13,5 €

Dom Dayau
Bordeaux : Elytis, juin 2009
270 p. ; 15 x 11 cm
ISBN 978-2-35639-022-6

Actualités

  • 06/05 Salon: Livre et vin à Balma (31)
    Du jeudi 6 au dimanche 9 mai auront lieu à Balma (Haute-Garonne) les Onzièmes rencontres Livre et vin, organisées conjointement par la ville de Balma et l'association Toulouse écrivains francophones.
    Salon certes spécialisé comme son intitulé l'indique - et de plus centré autour d'un thème bien précis, à savoir cette année "Écriture francophone : choix ou héritage" - il reste généraliste quant aux genres littéraires. Ainsi y aura-t-il quelques auteurs de polars à rencontrer, comme dans tout salon "généraliste" : Pascal Dessaint, Hervé Le Corre, Dominique Delpiroux, Dominique Dayau et Mouloud Akkouche seront parmi les invités. L'on notera au passage que Les Cœurs déchiquetés d'Hervé Le Corre et Serial piqueur de Dominique Dayau figurent dans la liste des ouvrages sélectionnés pour l'obtention du prix de la ville de Balma 2010.

    Pour connaître la liste complète des auteurs invités ainsi que le programme des diverses animations, rendez-vous sur le site de la manifestation.
    Les Rencontres se tiennent à la salle polyvalente des Arènes - 31130 Balma.
    L'accès est libre et gratuit.
    Liens : Les Cœurs déchiquetés |Dom Dayau |Dominique Delpiroux |Mouloud Akkouche |Pascal Dessaint |Hervé Le Corre

Un savoir pas mal diffusé depuis les Experts et C'est pas sorcier

Un cadavre en Île-de-France. En sale état. L'analyse des petites bêtes qui le colonisent le montre : deux à trois mois de séjour au grand air, ça ne vous requinque pas son bonhomme, surtout s'il était mort au début. La scientifique est sur le coup, épaulée par un entomologiste de haut vol et un biologiste non moins compétent. L'un et l'autre (sans compter l'adjudant-chef dirigeant le service de la crim' idoine), exhibent avec passion leurs connaissances, un savoir finalement pas mal diffusé depuis les Experts et C'est pas sorcier. Or parmi les colons du cadavre, ils découvrent un insecte disparu depuis belle lurette, dont il ne resterait de congénères qu'en Europe Centrale. Hélas, on retrouve aussi dans les poches de la victime un mot sibyllin, ésotérique au possible (Exode, chap. 10), signé Sekhmet...
Les terres des pharaons s'invitent dès lors dans le roman. Dommage : la résolution de l'énigme va s'infléchir pour relever d'un genre plus conventionnel, celui de l'enquête policière mâtinée d'occulte. Un second, un troisième, et jusqu'à un cinquième cadavre achèvent de transformer nos entomologistes en égyptologues distingués. Certes, les insectes font leur retour avec la cire d'abeille, mais un profiler est sur les rangs pour leur voler la vedette, orientant la police vers une famille de dingues dont la maman focalisait sur le personnel onusien... Dommage, encore une fois : avec l'entrée vigoureuse des insectes dans le champ de l'enquête, la scène de crime devenait un personnage de tout premier plan. Leur abandon relatif signe en outre des ruptures de niveau dans une narration plus toujours égale, émaillée de longueurs comme si elles hésitait désormais (la scène de bridge, ou ces leçons de pot-au-feu, articulant des poncifs sans intérêt), instruisant une intrigue plus flottante. Il y avait du style, il manque encore quelque peu la manière.

Citation

Du coléoptère, il avait l'atavisme charognard et l'incorrigible penchant fouille-merde.

Rédacteur: Joël Jégouzo mardi 21 juillet 2009
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