Dernier Tango à Bruges

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dimanche 15 septembre

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Roman - Policier

Dernier Tango à Bruges

Énigme - Mafia MAJ mercredi 27 août 2014

Note accordée au livre: 4 sur 5

Grand format
Inédit

Tout public

Prix: 18 €

Pieter Aspe
Tango - 2004
Traduit du néerlandais (Belgique) par Emmanuèle Sandron
Paris : Albin Michel, juin 2014
304 p. ; 22 x 15 cm
ISBN 978-2-226-25815-1
Coll. "Romans étrangers"
Une enquête du commissaire Van In, 14

Ce qu'il faut savoir sur la série

Pieter Aspe a signé, en 2008, la vingt-deuxième aventure du commissaire Van In. Ce personnage, iconoclaste, à l’humour caustique, avec ses désillusions et ses blessures, est le flic imparfait que ses faiblesses assumées à défaut d’être reconnues, rendent attachant. Les enquêtes qu’il mène dans Bruges et sa région le font évoluer entre luttes politiques et d’influence, prises d’intérêts, guerre entre police municipale et gendarmerie, et approcher les lourds secrets confinés entre les murs séculaires.

Van In toujours égal à lui-même !

Van In rentre de vacances en Argentine où Hannelore, son épouse, s'est passionnée pour le tango. À l'unité de recherche locale, le nouveau nom de leur service depuis la réforme des polices, Violet, une jeune femme, vient signaler la disparition de son ami Jakob, un homme à tout faire, employé à l'hôtel Borgia. Devant son insistance et face à son désarroi, Van In et Guido se rendent chez Jakob. Sur place, ils découvrent un appartement fouillé sans précautions. Son employeur le décrit comme un brave garçon, cependant addictif au jeu. L'enquête de voisinage révèle qu'il a reçu, la veille au soir, la visite de deux hommes avec qui il est parti une heure plus tard.
Lucien Wouters est le responsable, à la Sûreté de l'État, de la cellule de lutte contre la mafia russe. La disparition soudaine de Jakob, son indicateur, l'ennuie. Aussi, parce qu'il a besoin de quelqu'un pour enquêter à Bruges, il se souvient qu'il connaît bien Hannelore et la réputation de son mari est venue jusqu'à lui. Il s'invite à dîner pour leur confier une mission : retrouver des photos compromettantes qui impliquent deux personnalités politiques dans une affaire de mœurs. La disparition de Jakob prend alors une autre dimension...

Pieter Aspe a bien rodé le fonctionnement de son système romanesque. Il mêle la vie privée d'un couple composé d'une magistrate et d'un policier, avec une enquête qui les implique, d'une façon ou d'une autre. Ces investigations, qui se déroulent dans Bruges et ses environs, mettent en scène toutes les bassesses dont sont capables, pour accéder au pouvoir, le garder, par l'attrait de l'argent facile et abondant, des notables ou des politiciens véreux. L'auteur présente des combinaisons douteuses imaginées par ces sombres individus avides de toujours plus d'avantages et de richesses.

Toujours très documentées, les intrigues sont attractives, menées avec maestria jusqu'à une conclusion où les héros confondent les malfaisants. La justice et le bon droit triomphent. Il n'y a plus que dans les romans qu'on rencontre la justice pourfendant le crime véritable. Cette situation relève, de plus en plus, de la pure fiction.
Autour de son couple de héros, le romancier a su créer une galerie de personnages intéressants, d'une grande variété, à l'image de la société. Il est l'un des premiers auteurs à avoir un personnage principal, et récurrent, homosexuel, à parler ouvertement de sa vie amoureuse, des difficultés sentimentales qu'il peut rencontrer dans sa vie de couple.
Dans Dernier Tango à Bruges, Pieter Aspe évoque la mafia russe et son influence croissante sur l'Europe de l'ouest. Il décrit l'implantation de cette criminalité et les ramifications qu'elle tisse, les axes de blanchiment et les domaines où elle s'installe.

Quatorzième roman de la série, cet opus est sans surprise : l'intrigue, d'un excellent niveau, fonctionne à merveille avec un commissaire toujours aussi épicurien, imprévisible et iconoclaste. Ce roman offre un bon moment de lecture.

Citation

On n'était pas dans un de ces romans policiers où le détective sort de sa manche des indices que l'auteur n'a pas communiqués au lecteur. Il était un flic de chair et d'os, lui, et il devait faire avec les moyens du bord...

Rédacteur: Serge Perraud lundi 14 juillet 2014
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