Manhattan carnage

Je sais qu'on ne doit jamais haïr un groupe de personnes, mais je hais les accros à la meth. Désolé, mais c'est ainsi. Les accrocs à la meth ont brûlé tant de leurs neurones que, s'ils se présentaient au Congrès, ils seraient capables de se faire élire.
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mercredi 19 septembre

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Roman - Thriller

Manhattan carnage

Terrorisme - Horreur-gore - Apocalyptique MAJ jeudi 19 juin 2014

Note accordée au livre: 4 sur 5

Poche
Inédit

Public connaisseur

Prix: 9,95 €

Orcus Morrigan
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Maxime Gillio
Saint-Romain-de-Colbosc : Atelier Mosésu, mai 2014
222 p. ; 18 x 11 cm
ISBN 979-10-92100-26-6

À vomir de rire

Il y a des écrivains ciseleurs qui détaillent leurs personnages, font frémir leur intrigue à feu doux, qui mijotent les indices et les arrière-plans psychologiques. Et puis, il y a les écrivains fonceurs, qui sortent la grosse artillerie, baguenaudent leurs héros au gré des remous du monde. Enfin, il y a Orcus Morrigan, nom de plume de l'auteur, mais également du personnage central de ce qui se présente comme une série venue d'Amérique. En fait difficile d'y croire, car l'Orcus en question meurt dès les premières pages, pour se retrouver aux enfers, passer un pacte avec le diable et revenir pour se venger, en zombie pas content du tout ! Le but ultime est de liquider le gouvernement américain de 2001 soupçonné d'avoir participé aux attenatts du 11-Septembre. (Orcus était dans le World Trade Center en train de saillir une cadre dynamique dans les toilettes quand l'avion est venu percuter la chasse d'eau...) Là, ça part sur deux cents pages sans jamais s'arrêter. On n'oublie ni un coup de couteau, ni une vertèbre qui craque, ni un acte de cannibalisme. L'avantage d'être un zombie, c'est avant tout que l'on n'a pas peur que l'ennemi vous tire dessus puisque l'on est déjà mort.
Pour rehausser son intrigue, l'auteur fait donc intervenir une armée d'humains, formés au combat par Dieu, pour éradiquer les méchants zombies à grands coups de flèches d'argent. Du coup, le diable organise un concours entre ses deux lieutenants (Orcus et Jeffrey Dahmer, tueur en série) pour aller flinguer George Bush Jr. À un moment, l'auteur décide d'offrir une pause à son héros et l'entraîne dans un bar. Évidemment, une femme veut coucher avec lui et se sent mal lorsqu'elle reçoit au visage, à la place de la semence attendue, des asticots ! Mais ce n'est là qu'une des péripéties gores et nauséeuses qui parsèment le roman. Au premier degré, c'est de l'horreur pure, dure et efficace, c'est nerveux et rapide. Au deuxième ou troisième, voire plus, c'est l'occasion pour le lecteur de se poser la question du "pire" qui risque de suivre, et Orcus Morrigan réussit à maintenir la pression jusqu'au bout, en faisant intervertir un groupe secret, mené par François Villon, et la famille d'Orcus... Une gageure pour un roman drolatique poussé dans ses extrêmes.

Citation

Et qui récupère ces sacs à viande que personne ne réclame ? Ces membres arrachés que les légistes huppés contemplent en se grattant la tête d'un air circonspect, comme devant un morceau en trop dans un puzzle de 2992 pièces ?

Rédacteur: Laurent Greusard mardi 17 juin 2014
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